La lutte contre le projet de centrale à Plogoff à été une victoire pour l’environnement
Faux
L’annulation du projet de Plogoff a entraîné la construction et/ou le maintien de centrales au fioul et au charbon, et la construction d’une centrale à gaz fossile flambant neuve mise en service en pleine crise gazière. Elle est à l’origine de la fragilité historique du réseau électrique breton.
La Bretagne n’a pas besoin de nucléaire et n’en consomme pas
Faux
À ce jour, la Bretagne produit sur son sol 30% de l’électricité qu’elle consomme. La part de 70% d’électricité complémentaire, importée depuis les régions voisines, est majoritairement d’origine nucléaire. Bien que n’ayant pas de centrale nucléaire en activité, la Bretagne consomme bel et bien de l’énergie nucléaire, qui représente près de 50% de la consommation totale d’électricité.
La Bretagne sera autosuffisante avec l’éolien et le biogaz
Trompeur
La Bretagne dispose d’un potentiel éolien important, à même de produire une quantité annuelle d’électricité suffisante pour couvrir les besoins bruts de la région. Mais le caractère intermittent de cette production imposerait la présence d’un stockage d’électricité ou de gaz qui ne sont pas disponibles dans la région.
Le réseau électrique breton est le plus fragile de France hexagonale
Vrai
A l’instar de la région PACA, la Bretagne est une région historiquement fragile pour son approvisionnement électrique en raison de son éloignement des grands groupes de production, et de la configuration de son réseau. Les choses se sont améliorées durant les dernières années, mais la problématique restera ouverte à long terme avec la décarbonation.
La mise en service de la centrale de Landivisiau a permis de sécuriser l’approvisionnement électrique du Finistère.
Vrai
La centrale vise à répondre au volet “sécurité d’approvisionnement” du pacte électrique breton, en installant un groupe de production de forte puissance à l’ouest de la région, pour décharger la centrale de Cordemais de son rôle du maintien de tension, et donc de pouvoir la mettre à l’arrêt définitif.
Le nucléaire breton ne servira qu’à alimenter Paris
Incomplet
En réalité, une centrale en Bretagne permettrait surtout de faire face au besoin grandissant d’approvisionnement en électricité dans la région qui résultera de l’électrification des usages. D’autre part, le principal bénéficiaire d’une telle installation serait aussi le voisin immédiat de la Bretagne, les Pays de la Loire, région elle aussi fortement déficitaire en électricité.
L’énergie de la mer suffit à approvisionner toute la région
Trompeur
Que ce soit les hydroliennes ou les houlomoteurs, les coûts de construction, de maintenance et de raccordement sont particulièrement prohibitifs. De plus, afin de couvrir la consommation actuelle de la région, il faudrait saturer l’ensemble de la côte bretonne de ces installations.