Le nucléaire est désormais beaucoup plus cher que le solaire et l’éolien
Trompeur
Si les coûts de production de l'éolien et du solaire ont effectivement beaucoup baissé, il faut néanmoins également prendre en compte les coûts d’intégration de ces sources électriques dans le réseau. Les études menées par RTE tendent à montrer qu’un mix de production comportant du nucléaire demeure moins coûteux dans le contexte français.
Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de 3 à 20 milliards d’euros
Vrai
L’EPR a en effet coûté considérablement plus que ce qui était initialement prévu par EDF. Cela s’explique par des estimations initiales peu réalistes et la perte d’expérience de l’ensemble de la filière, après plus de vingt ans de “stop and go” politiques sans construction neuve. C’est également dû à la complexification de la réglementation nucléaire et environnementale, ainsi qu’à son évolution au cours du chantier. D’un point de vue financier, l’ensemble de ces raisons a entraîné des retards importants, augmentant le coût de la dette et les intérêts intercalaires.
Il n’y a pas assez d’uranium pour alimenter les futurs réacteurs nucléaires
Faux
En l’état des connaissances actuelles, les ressources en uranium accessibles à des prix raisonnables constituent plus de 130 ans de consommation au rythme actuel. La découverte de nouveaux gisements et l’avènement de réacteurs de IVème génération pourraient largement repousser cette échéance.
Il n’y a pas de seuil en dessous duquel les radiations ne sont pas dommageables.
Incomplet
Les effets sanitaires associés à l’exposition aux faibles doses de radioactivité restent controversés. Les effets des faibles doses, s’ils existent, sont si faibles qu’ils n’ont pas encore été confirmés. En adoptant le modèle dose-effets appelé “linéaire sans seuil”, les organismes de radioprotection font donc un choix volontairement conservateur afin de protéger les populations.
Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe à la Fukushima en France
Trompeur
Un séisme et un tsunami de l’ampleur de ceux du 11 mars 2011 au Japon ne sont pas envisageables en France. Même si un accident avec fusion du combustible est possible, il reste très peu probable et avec des conséquences vraisemblablement bien moins importantes.
On n’a commencé à s’occuper des déchets nucléaires que récemment
Faux
La gestion des déchets nucléaires a constitué une préoccupation croissante au fur et à mesure du développement de la filière nucléaire française. Dès 1957, le CEA développait les premiers verres permettant le confinement des radionucléides à haute activité. En 1979, l’État ordonnait la création de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)
La poursuite du programme nucléaire est uniquement le fruit d’intérêts économiques
Biaisé
La filière nucléaire française génère des centaines de milliers d’emplois et mobilise plusieurs milliers d’entreprises, représentant ainsi un enjeu économique majeur. Sa relance ne repose toutefois pas uniquement sur cet aspect, mais aussi sur ses nombreux atouts : faible empreinte carbone, souveraineté énergétique, emprise au sol limitée …
Le chauffage électrique conduit à des émissions de CO₂ plus importantes que le chauffage au gaz
Faux
L’électrification du chauffage, bien que controversée, présente en France des facteurs d’émission de CO2 nettement inférieurs à ceux du chauffage au gaz, environ 80 gCO2e/kWh selon les méthodes de calculs recommandées par l’ADEME, contre 180 à 210 gCO2e/kWh pour le gaz.