Les conséquences de l’accident de Tchernobyl sont correctement décrites dans le livre de Svetlana Alexeïvitch « La Supplication. »
Trompeur
En 1997, la journaliste bielorusse Svetlana Alexeïvitch publie "La Supplication," basé sur des interviews avec des centaines de personnes affectées par l'accident de Tchernobyl. Bien qu’il présente en partie des faits avérés, le mélange de faits et spéculations laisse une image loin de la vérité scientifique.
Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe à la Fukushima en France
Trompeur
Un séisme et un tsunami de l’ampleur de ceux du 11 mars 2011 au Japon ne sont pas envisageables en France. Même si un accident avec fusion du combustible est possible, il reste très peu probable et avec des conséquences vraisemblablement bien moins importantes.
Il n’existe pas d’alternatives fiables à l’enfouissement des déchets radioactifs
Vrai
Compte tenu de leur grande dangerosité à long terme, les déchets dits de « moyenne et haute activité à vie longue » ne peuvent être gérés dans des installations technologiques qui ne leur survivront pas. La seule solution pérenne est un isolement passif, et seul l’enfouissement en profondeur répond à cette exigence avec une sûreté, des coûts et une démarche éthique satisfaisants.
Il n’y a pas de seuil en dessous duquel les radiations ne sont pas dommageables.
Incomplet
Les effets sanitaires associés à l’exposition aux faibles doses de radioactivité restent controversés. Les effets des faibles doses, s’ils existent, sont si faibles qu’ils n’ont pas encore été confirmés. En adoptant le modèle dose-effets appelé “linéaire sans seuil”, les organismes de radioprotection font donc un choix volontairement conservateur afin de protéger les populations.
Les centrales nucléaires produisent du plutonium qu’on utilise pour faire des bombes atomiques
Trompeur
Afin de pouvoir utiliser du plutonium dans une bombe atomique, celui-ci doit être de qualité militaire, c’est-à-dire riche en isotope fissile Pu-239 et pauvre en isotopes fertiles. Les réacteurs les plus courants ne permettent pas de produire du plutonium d’une telle qualité.
Si peu d’entreprises privées ont investi dans la construction de nouveaux réacteurs ces dernières années, ces dernières sont néanmoins restées très actives dans l’exploitation de réacteurs existants. On assiste néanmoins à un nouvel engagement des acteurs privés ces dernières années, notamment dans le secteur des Small Modular Reactors (SMR).
Les centrales nucléaires sont préjudiciables pour la biodiversité
Faux
Les centrales nucléaires présentent de nombreux avantages en termes de protection de la biodiversité : faible empreinte carbone, emprise au sol limitée, impact limitée des rejets… Le seul point de vigilance est l’aspiration de poissons, on notera toutefois qu’aucun impact sur les tailles de populations de poissons n’a pu être mis en évidence.
Des pays étrangers se débarrassent de leurs déchets nucléaires en France
Faux
Il est strictement interdit pour un pays étranger de stocker ses déchets nucléaires en France. Cependant un certain nombre de pays étrangers expédient leur combustible usé en France en vue de leur retraitement. Une fois les matières valorisables et les déchets ultimes séparés, ces derniers sont systématiquement réexpédiés une fois conditionnés.