Avec le changement climatique on ne pourra plus refroidir les centrales nucléaires
Trompeur
Le changement climatique n’aura pas d’impact sur la sureté des centrales nucléaires, mais pourra diminuer leur production lors des périodes où la température des fleuves sera trop élevée, ou que leur débit sera moindre. Des solutions d’adaptation sont disponibles pour réduire ces impacts sur la production et seront mises en place si leur rentabilité économique s’avère intéressante.
Si peu d’entreprises privées ont investi dans la construction de nouveaux réacteurs ces dernières années, ces dernières sont néanmoins restées très actives dans l’exploitation de réacteurs existants. On assiste néanmoins à un nouvel engagement des acteurs privés ces dernières années, notamment dans le secteur des Small Modular Reactors (SMR).
Les réacteurs nucléaires ne peuvent fournir que de l’électricité
Faux
Les centrales nucléaires peuvent non seulement produire de l’électricité mais aussi de la chaleur. La Suisse exploite par exemple certains de ses réacteurs nucléaires en cogénération électricité et chaleur. Cela est particulièrement intéressant puisque la chaleur est aujourd’hui massivement produite à partir de combustibles fossiles.
Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de 3 à 20 milliards d’euros
Vrai
L’EPR a en effet coûté considérablement plus que ce qui était initialement prévu par EDF. Cela s’explique par des estimations initiales peu réalistes et la perte d’expérience de l’ensemble de la filière, après plus de vingt ans de “stop and go” politiques sans construction neuve. C’est également dû à la complexification de la réglementation nucléaire et environnementale, ainsi qu’à son évolution au cours du chantier. D’un point de vue financier, l’ensemble de ces raisons a entraîné des retards importants, augmentant le coût de la dette et les intérêts intercalaires.
Les centrales nucléaires vieillissantes ne sont plus sûres
Faux
Les centrales nucléaires ne sont pas nécessairement moins sûres avec le temps. Au contraire, les centrales actuelles sont soumises à une réglementation bien plus stricte qu’à l’époque de leur construction.
On a frôlé la catastrophe en 1999 à la centrale du Blayais
Trompeur
En 1999, la tempête Martin a provoqué des inondations à la centrale nucléaire du Blayais, entraînant la perte d'électricité et des défaillances de pompes de refroidissement. Les équipes ont maîtrisé l'incident, qui n’a eu aucune conséquence sur l’environnement ni les populations. Cet événement a conduit à renforcer la protection des centrales françaises face aux inondations et aux aléas climatiques.
Le GIEC a montré que l’éolien et le photovoltaïque ont un potentiel bien supérieur au nucléaire sur la baisse d’émissions de CO2
Trompeur
Les évaluations du GIEC montrent que la réduction des émissions repose davantage sur les énergies renouvelables que sur le nucléaire. Toutefois, la plupart des scénarios compilés par le GIEC font l’hypothèse d’un important accroissement de la production nucléaire d’ici 2050.
Nos centrales nucléaires ont une durée de vie de 40 ans
Faux
En France, il n’y a pas de limite pour la durée de fonctionnement des installations nucléaires. Chaque réacteur subit une batterie de tests tous les dix ans, à l’issue de laquelle, si le niveau de sûreté est satisfaisant, est accordée une nouvelle autorisation de fonctionnement de 10 ans.