Tchernobyl est la pire catastrophe industrielle du 20ème siècle
Faux
Tchernobyl (1986) est le pire accident du nucléaire civil. 2 travailleurs meurent immédiatement, 28 des 134 travailleurs ayant reçu des doses extrêmes décèdent dans l’année et 50 autres depuis. L’OMS calcule quelques milliers de décès potentiels parmi les populations les plus exposées.
Mais la pire catastrophe industrielle du XXe siècle reste l’accident chimique de Bhopal en Inde (1984), avec 5 000-25 000 morts et 200 000-800 000 blessés.
Le transport de matières radioactives est irresponsable
Faux
Le transport des matières radioactives issues de l’industrie nucléaire est strictement réglementé en raison de la diversité des matériaux concernés et des enjeux de sûreté qu’ils impliquent. Les colis les plus dangereux sont conçus pour résister à des conditions extrêmes, comme des chutes, des chocs violents, des immersions profondes et des incendies intenses.
Plusieurs réacteurs nucléaires ont déjà été démantelés à travers le monde, aux États-Unis mais aussi en Europe. Au total, six réacteurs nucléaires américains de technologie similaire à celle des réacteurs actuellement en fonctionnement en France ont été démantelés. Les opérations de démantèlement ont duré moins de 15 ans pour chacune de ces centrales.
Fukushima a fait des milliers de morts à cause des radiations
Faux
Les rejets radioactifs de l'accident de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi ont engendré une exposition de la population tellement faible que 15 ans plus tard aucune victime n’a été enregistrée et qu’aucune augmentation observable des cancers ou des décès n’est attendue.
Les réacteurs de génération III à l’image de l’EPR ne sont pas plus sûrs que ceux des générations précédentes
Faux
La sûreté a été placée au cœur de la conception des EPR. Ainsi les retours d’expérience de Tchernobyl et de Three Mile Island ont été intégrés dès la conception de l’EPR. Cela a permis de réduire par un facteur 10 la probabilité de fusion de cœur par rapport aux réacteurs de génération II, tout en réduisant la probabilité de dommage à l’extérieur de la centrale dans le cas d’une fusion de coeur ou d’un accident grave.
Aucune commune ne voudra accueillir la construction de futures centrales nucléaires
Trompeur
Toutes les communes ne sont évidemment pas prêtes à accueillir une centrale nucléaire. En revanche, plusieurs d’entre elles, déjà dotées d’installations nucléaires, se montrent favorables à de nouveaux projets.
Depuis 2001 et la fermeture de la dernière mine d’uranium sur le sol français, la France importe l’intégralité de l’uranium qu’elle utilise. Elle dispose néanmoins d’un stock stratégique d’uranium naturel représentant 2 ans de production électronucléaire, ainsi qu’un stock d’uranium appauvri pouvant être réenrichi si besoin afin de fournir 7 ans de consommation pour les réacteurs nucléaires français.