Certains accidents du nucléaire sont cachés en France
Faux
L'industrie nucléaire française est soumise à des régulations strictes et à des obligations de transparence. Les exploitants sont tenus de signaler les incidents et les accidents, qui sont ensuite évalués et rendus publics par les autorités compétentes. En France, tous les incidents et accidents sont rapportés à l'ASNR et publiés dès le niveau 1 de l’échelle INES.
Le projet CIGEO n’est pas correctement dimensionné
Faux
L’ouvrage nécessaire au stockage des déchets de l’inventaire français de référence occupe une surface de 29 km², alors même que la faisabilité géologique du stockage a été démontrée sur une zone de 250 km². Une hausse de la quantité de déchets à stocker ne met pas en péril la faisabilité du projet.
L’EPR est vulnérable à la chute d’un avion de ligne
Biaisé
Si la chute accidentelle d’un avion sur une centrale nucléaire est hautement improbable, la possibilité d’une attaque terroriste ne peut pas être exclue. L’EPR a été conçu pour résister à l’impact mécanique d’un avion militaire ainsi qu’à celui d’un avion de grande capacité. Une incertitude demeure toutefois quant à l’effet de l’embrasement des dizaines de tonnes de carburant contenues dans ce type d’avion.
L’épaisseur de l’enceinte de Flamanville est une donnée biiiip classée secret défense
Faux
Bien que cette donnée d'épaisseur d’enceinte ne soit pas communiquée publiquement, elle n’est pas protégée par le secret de la défense nationale, et est par ailleurs accessible sur internet sur le site de diverses instances comme par exemple l’OPECST ou l’ASNR, ou tout simplement sur Wikipédia. D’autres données, par exemple certaines informations liées au combustible nucléaire, peuvent en revanche être classifiées secret défense.
Le GIEC a montré que l’éolien et le photovoltaïque ont un potentiel bien supérieur au nucléaire sur la baisse d’émissions de CO2
Trompeur
Les évaluations du GIEC montrent que la réduction des émissions repose davantage sur les énergies renouvelables que sur le nucléaire. Toutefois, la plupart des scénarios compilés par le GIEC font l’hypothèse d’un important accroissement de la production nucléaire d’ici 2050.
L’accident de Fukushima est la principale cause des morts et des dégâts du 11 mars 2011
Faux
La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 (le séisme du Tōhoku, suivi du tsunami) est responsable des près de 18 500 morts et disparus directs. Elle a aussi provoqué une cinquantaine d’accidents industriels, qui ont eux-mêmes eu des conséquences sanitaires et environnementales. Le monde n’a pourtant essentiellement retenu que l’accident nucléaire de Fukushima, malgré son bilan sanitaire considérablement inférieur.
L’OMS et l’AIEA sont effectivement liées par un accord datant de 1959. Il ne soumet toutefois aucune des deux organisations puisqu’elles sont placées sur un strict plan d’égalité. Si cet accord a effectivement soulevé un certain nombre de controverses, l’OMS a indiqué elle-même en 2001 que cet accord ne menaçait pas son indépendance.
Pour justifier le nucléaire, on a poussé l’installation de chauffages électriques
Trompeur
Le chauffage électrique a été encouragé en France, mais dans le but de réduire les importations de produits pétroliers au travers de l’électrification du chauffage.