Le tsunami qui a causé l’accident de Fukushima n’était pas prévisible
Incomplet
Le séisme de Tohoku de 2011 était d’une intensité exceptionnelle, et le tsunami a largement dépassé les protections de la centrale de Fukushima. Malgré tout, des nouvelles méthodes d’évaluation de l’aléa sismique avaient identifié la possibilité d’un tel tsunami, malheureusement trop tard pour prendre les mesures nécessaires et éviter l’accident.
Il existe un risque accru de leucémie pour les populations vivant à proximité des centrales nucléaires
Trompeur
Cette affirmation est généralement le fruit d’une lecture partiale de l’étude GEOCAP. L’étude a bien détecté un excès de leucémies entre 2002 et 2007 chez les enfants vivant à moins de 5 km de centrales nucléaires, mais elle souligne toutefois que l’étude dans son ensemble tend à infirmer l’idée d’un lien avec les rejets des centrales nucléaires.
Aucune autre forme d’énergie n’a causé d’aussi grands déplacements de population.
Faux
L’énergie nucléaire bénéficie de la très grande densité énergétique de l’uranium ce qui permet de limiter l’empreinte au sol des centrales nucléaires et des mines d'uranium. Les déplacements induits par les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima restent très inférieurs à ceux causés par les mines de charbon ou les grands projets de barrages.
Le principal danger de Fukushima pour les populations est la contamination radioactive
Faux
Le principal impact sanitaire de l’accident est une conséquence de l’évacuation et de la peur. Il porte sur le bien-être et la santé mentale des populations touchées; qu’un traitement médiatique outrancier, une communication anxiogène des mouvements militants antinucléaires et la stigmatisation par le reste de la population japonaise n’ont fait qu’aggraver.
On utilise que 30% de l’énergie nucléaire pour faire de l’électricité et on gaspille les 70% restants
Incomplet
La réaction qui a lieu au sein du réacteur nucléaire produit de la chaleur dont environ un tiers seulement est converti en énergie électrique par la centrale. Il est toutefois possible de réutiliser une partie de la chaleur non convertie ; il existe des centrales nucléaires à cogénération couplées à des réseaux de chaleur urbains à côté de la production de l’électricité.
Le Japon a amélioré son bilan environnemental après Fukushima
Faux
L’arrêt prolongé des centrales nucléaires japonaises suite à l’accident de Fukushima a privé brutalement le pays de 30% de son électricité, qui est, aujourd’hui encore, largement compensée par des énergies fossiles (charbon et gaz naturel), augmentant considérablement les émissions de gaz à effet de serre du Japon.
La cuve de l’EPR de Flamanville est défectueuse, c’est une passoire à radiations
Faux
Après la détection d’anomalies dans la cuve de l’EPR de Flamanville, un programme de caractérisation des défauts a été réalisé. À la suite d’analyses approfondies, l'ASN a autorisé son utilisation tout en demandant des contrôles renforcés à EDF et le remplacement au premier arrêt programmé du couvercle de cuve. Tous les documents liés à cette autorisation sont publiés en toute transparence et accessibles à tous.
Les sous-traitants du nucléaire sont les plus irradiés
Biaisé
Les sous-traitants du nucléaire, comme des salariés de l’exploitant, peuvent être exposés à des radiations, mais les niveaux d'exposition sont strictement réglementés et contrôlés pour assurer leur sécurité, sans aucune distinction entre les travailleurs, quelles que soient leurs entreprises.