Scénario catastrophe 1 – En 2029, vague de chaleur et tempête estivale : le parc nucléaire est arrêté.
Trompeur
Une vague de chaleur s'abat sur le pays. Les cours d'eau s'assèchent, l'étiage Loire est proche de 60 m3/s. Les centrales nucléaires tournent à bas régime. Un derecho avec des vents violents à 220 km/h frappe la France, les lignes aériennes sont impactées et incapacitées. 60% du parc nucléaire est arrêté pour éviter des incidents réacteurs : c'est le blackout.
Fukushima prouve que tous les réacteurs nucléaires sont intrinsèquement dangereux et mal sécurisés
Faux
Avant l'accident nucléaire de Fukushima, l’agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise était défaillante et peu indépendante du gouvernement et des industriels de l’énergie. Ces fonctionnaires n’ont pas pu imposer les améliorations, pourtant simples, qu’il fallait à l’exploitant Tepco pour éviter la catastrophe. On ne peut pas extrapoler cette situation aux autres pays qui exploitent des centrales nucléaires.
Le chauffage électrique conduit à des émissions de CO₂ plus importantes que le chauffage au gaz
Faux
L’électrification du chauffage, bien que controversée, présente en France des facteurs d’émission de CO2 nettement inférieurs à ceux du chauffage au gaz, environ 80 gCO2e/kWh selon les méthodes de calculs recommandées par l’ADEME, contre 180 à 210 gCO2e/kWh pour le gaz.
Il n’existe pas d’alternatives fiables à l’enfouissement des déchets radioactifs
Vrai
Compte tenu de leur grande dangerosité à long terme, les déchets dits de « moyenne et haute activité à vie longue » ne peuvent être gérés dans des installations technologiques qui ne leur survivront pas. La seule solution pérenne est un isolement passif, et seul l’enfouissement en profondeur répond à cette exigence avec une sûreté, des coûts et une démarche éthique satisfaisants.
La centrale d’Onagawa a résisté efficacement au séisme et au tsunami de Fukushima
Vrai
Les réacteurs de la centrale d’Onagawa, la plus proche de l’épicentre, n’ont pas subi de dommages majeurs lors du séisme. Assez robuste pour résister au tsunami, la centrale a ensuite servi de refuge aux populations locales.
Aucune commune ne voudra accueillir la construction de futures centrales nucléaires
Trompeur
Toutes les communes ne sont évidemment pas prêtes à accueillir une centrale nucléaire. En revanche, plusieurs d’entre elles, déjà dotées d’installations nucléaires, se montrent favorables à de nouveaux projets.
Certains pays disposent d’un mix électrique presque 100 % renouvelable grâce à des conditions géographiques favorables, mais cette généralisation est difficile. Les énergies renouvelables intermittentes ne garantissent pas une production stable, nécessitant l’ajout dans le mix de moyens de production pilotable.
Le principal danger de Fukushima pour les populations est la contamination radioactive
Faux
Le principal impact sanitaire de l’accident est une conséquence de l’évacuation et de la peur. Il porte sur le bien-être et la santé mentale des populations touchées; qu’un traitement médiatique outrancier, une communication anxiogène des mouvements militants antinucléaires et la stigmatisation par le reste de la population japonaise n’ont fait qu’aggraver.