Scénario catastrophe 3 – En 2100, de l’eau radioactive contamine le réacteur d’une centrale.
Faux
Une fracture géologique en mer du Nord fragilise un site sous-marin d’enfouissement de déchets de haute activité et à vie longue. De l’eau s’infiltre et est contaminée. Les courants marins entraînent cette eau dans les pompes d’appoint du circuit primaire de l’EPR3 de Gravelines. Cette « eau nocive » entraîne une fusion du cœur…
L’industrie nucléaire n’a rien appris de Fukushima
Faux
L’analyse et le retour d’expérience de cet accident, qu’on ne doit pas sous- évaluer et qui était évitable, ont permis l’amélioration du niveau de sûreté des réacteurs nucléaires, au Japon et dans le monde, avec la participation active et immédiate de l'industrie nucléaire mondiale.
Le nucléaire est une énergie bas carbone. En comparaison avec les énergies fossiles, les émissions de CO₂ liées au nucléaire sont très faibles, similaires à celles des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire.
Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de 3 à 20 milliards d’euros
Vrai
L’EPR a en effet coûté considérablement plus que ce qui était initialement prévu par EDF. Cela s’explique par des estimations initiales peu réalistes et la perte d’expérience de l’ensemble de la filière, après plus de vingt ans de “stop and go” politiques sans construction neuve. C’est également dû à la complexification de la réglementation nucléaire et environnementale, ainsi qu’à son évolution au cours du chantier. D’un point de vue financier, l’ensemble de ces raisons a entraîné des retards importants, augmentant le coût de la dette et les intérêts intercalaires.
Depuis 2001 et la fermeture de la dernière mine d’uranium sur le sol français, la France importe l’intégralité de l’uranium qu’elle utilise. Elle dispose néanmoins d’un stock stratégique d’uranium naturel représentant 2 ans de production électronucléaire, ainsi qu’un stock d’uranium appauvri pouvant être réenrichi si besoin afin de fournir 7 ans de consommation pour les réacteurs nucléaires français.
Il y a des milliers d’incidents par an dans les centrales nucléaires
Incomplet
Il y a des incidents chaque année dans le nucléaire français, mais l’immense majorité sont mineurs et classés aux niveaux les plus bas de l'échelle INES. Les incidents graves sont heureusement très rares et les installations nucléaires sont surveillées de près pour garantir la sûreté.
Les centrales nucléaires ne sont pas pilotables et tenter de le faire est dangereux
Faux
Les centrales nucléaires, bien que souvent utilisées à pleine puissance, peuvent réaliser un « suivi de charge » comme en France, sans compromettre leur sûreté si cela est fait dans les règles. Cependant, cette modulation peut accélérer l’usure de certaines pièces.