Il aurait été préférable de ne pas évacuer immédiatement les populations de Fukushima
Vrai
Des recherches, aujourd’hui, questionnent l'ampleur, la soudaineté et la durée des évacuations autour de Fukushima, dont l’impact sur la santé des populations concernées serait finalement plus sévère que ne l’aurait été l’effet des rejets radioactifs si ces personnes étaient restées chez elles ou revenues plus rapidement.
Le nucléaire est une énergie bas carbone. En comparaison avec les énergies fossiles, les émissions de CO₂ liées au nucléaire sont très faibles, similaires à celles des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire.
Le principal danger de Fukushima pour les populations est la contamination radioactive
Faux
Le principal impact sanitaire de l’accident est une conséquence de l’évacuation et de la peur. Il porte sur le bien-être et la santé mentale des populations touchées; qu’un traitement médiatique outrancier, une communication anxiogène des mouvements militants antinucléaires et la stigmatisation par le reste de la population japonaise n’ont fait qu’aggraver.
L’accident décrit dans le livre est largement exagéré par rapport aux scénarios plausibles concernant les mêmes installations. Contrairement à ce qu’affirme le livre, EDF et les Autorités de Sûreté ont mené de nombreuses études sur ce type d’événement. Les enchaînements techniques et humains ayant eu lieu en 1986 sur un réacteur RBMK ne sont pas physiquement possibles en France.
La vapeur d’eau émise par les centrales nucléaires renforce le changement climatique
Faux
Les centrales nucléaires émettent de la vapeur d’eau, un puissant gaz à effet de serre, mais celle-ci se condense rapidement en précipitations en raison de la capacité limitée de l’air à la retenir. Ces émissions ne contribuent donc pas à l’augmentation de l’effet de serre.
Il y a des milliers d’incidents par an dans les centrales nucléaires
Incomplet
Il y a des incidents chaque année dans le nucléaire français, mais l’immense majorité sont mineurs et classés aux niveaux les plus bas de l'échelle INES. Les incidents graves sont heureusement très rares et les installations nucléaires sont surveillées de près pour garantir la sûreté.
Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe à la Fukushima en France
Trompeur
Un séisme et un tsunami de l’ampleur de ceux du 11 mars 2011 au Japon ne sont pas envisageables en France. Même si un accident avec fusion du combustible est possible, il reste très peu probable et avec des conséquences vraisemblablement bien moins importantes.
Les piscines de La Hague, où sont entreposés des combustibles irradiés, ne sont pas saturées. Les estimations les plus récentes indiquent que le seuil de saturation serait atteint à l’horizon 2040 et ce même en l’absence de densification. L’exploitant Orano a annoncé fin 2024, sa volonté de construire plusieurs nouvelles piscines d’ici cette échéance afin de pallier tout risque de saturation.