L’OMS et l’AIEA sont effectivement liées par un accord datant de 1959. Il ne soumet toutefois aucune des deux organisations puisqu’elles sont placées sur un strict plan d’égalité. Si cet accord a effectivement soulevé un certain nombre de controverses, l’OMS a indiqué elle-même en 2001 que cet accord ne menaçait pas son indépendance.
Fermer les centrales nucléaires permet de protéger l’environnement et sauver des vies
Faux
D’ici 2035, on estime qu’il pourrait y avoir, dans le monde, jusqu’à 260 000 décès prématurés et près de 17 800 millions de tonnes de CO2 émises (soit 6 mois d’émissions mondiales), du fait des énergies fossiles qui ont remplacé les centrales nucléaires, opérationnelles et sûres, arrêtées à la suite de l'accident de Fukushima.
Les sous-traitants du nucléaire sont les plus irradiés
Biaisé
Les sous-traitants du nucléaire, comme des salariés de l’exploitant, peuvent être exposés à des radiations, mais les niveaux d'exposition sont strictement réglementés et contrôlés pour assurer leur sécurité, sans aucune distinction entre les travailleurs, quelles que soient leurs entreprises.
La fermeture de réacteurs nucléaires suite à l’accident de Fukushima a ralenti la lutte contre le réchauffement climatique
Vrai
Suite à l’accident nucléaire de Fukushima, de nombreux pays ont fermé des centrales nucléaires sûres et opérationnelles ou ont mis fin à leurs projets de construction, impactant négativement et durablement les efforts mondiaux de lutte contre le réchauffement climatique.
On utilise que 30% de l’énergie nucléaire pour faire de l’électricité et on gaspille les 70% restants
Incomplet
La réaction qui a lieu au sein du réacteur nucléaire produit de la chaleur dont environ un tiers seulement est converti en énergie électrique par la centrale. Il est toutefois possible de réutiliser une partie de la chaleur non convertie ; il existe des centrales nucléaires à cogénération couplées à des réseaux de chaleur urbains à côté de la production de l’électricité.
L’accident de Fukushima est la principale cause des morts et des dégâts du 11 mars 2011
Faux
La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 (le séisme du Tōhoku, suivi du tsunami) est responsable des près de 18 500 morts et disparus directs. Elle a aussi provoqué une cinquantaine d’accidents industriels, qui ont eux-mêmes eu des conséquences sanitaires et environnementales. Le monde n’a pourtant essentiellement retenu que l’accident nucléaire de Fukushima, malgré son bilan sanitaire considérablement inférieur.
Le Japon a amélioré son bilan environnemental après Fukushima
Faux
L’arrêt prolongé des centrales nucléaires japonaises suite à l’accident de Fukushima a privé brutalement le pays de 30% de son électricité, qui est, aujourd’hui encore, largement compensée par des énergies fossiles (charbon et gaz naturel), augmentant considérablement les émissions de gaz à effet de serre du Japon.
Fukushima et Tchernobyl ont causé des millions de morts
Faux
Les estimations les plus fiables évaluent à environ 8 000 le nombre de décès potentiels dus aux irradiations après l’accident de Tchernobyl. À Fukushima, l’UNSCEAR estime qu’aucune augmentation détectable des cas de cancer ou de mortalité n’est attendue en raison des faibles doses reçues.