L’accident de Fukushima est la principale cause des morts et des dégâts du 11 mars 2011
Faux
La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 (le séisme du Tōhoku, suivi du tsunami) est responsable des près de 18 500 morts et disparus directs. Elle a aussi provoqué une cinquantaine d’accidents industriels, qui ont eux-mêmes eu des conséquences sanitaires et environnementales. Le monde n’a pourtant essentiellement retenu que l’accident nucléaire de Fukushima, malgré son bilan sanitaire considérablement inférieur.
Plusieurs réacteurs nucléaires ont déjà été démantelés à travers le monde, aux États-Unis mais aussi en Europe. Au total, six réacteurs nucléaires américains de technologie similaire à celle des réacteurs actuellement en fonctionnement en France ont été démantelés. Les opérations de démantèlement ont duré moins de 15 ans pour chacune de ces centrales.
Avec le changement climatique on ne pourra plus refroidir les centrales nucléaires
Trompeur
Le changement climatique n’aura pas d’impact sur la sureté des centrales nucléaires, mais pourra diminuer leur production lors des périodes où la température des fleuves sera trop élevée, ou que leur débit sera moindre. Des solutions d’adaptation sont disponibles pour réduire ces impacts sur la production et seront mises en place si leur rentabilité économique s’avère intéressante.
Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe à la Fukushima en France
Trompeur
Un séisme et un tsunami de l’ampleur de ceux du 11 mars 2011 au Japon ne sont pas envisageables en France. Même si un accident avec fusion du combustible est possible, il reste très peu probable et avec des conséquences vraisemblablement bien moins importantes.
Le transport de matières radioactives est irresponsable
Faux
Le transport des matières radioactives issues de l’industrie nucléaire est strictement réglementé en raison de la diversité des matériaux concernés et des enjeux de sûreté qu’ils impliquent. Les colis les plus dangereux sont conçus pour résister à des conditions extrêmes, comme des chutes, des chocs violents, des immersions profondes et des incendies intenses.
On a frôlé la catastrophe en 1999 à la centrale du Blayais
Trompeur
En 1999, la tempête Martin a provoqué des inondations à la centrale nucléaire du Blayais, entraînant la perte d'électricité et des défaillances de pompes de refroidissement. Les équipes ont maîtrisé l'incident, qui n’a eu aucune conséquence sur l’environnement ni les populations. Cet événement a conduit à renforcer la protection des centrales françaises face aux inondations et aux aléas climatiques.
La mer aux alentours de Fukushima a été dangereusement contaminée
Faux
Les rejets radioactifs de l’accident nucléaire n’ont pas eu d’impact observable, et aucun n’est attendu, sur les écosystèmes terrestres et aquatiques au-delà des abords immédiats de la centrale.