Il aurait été préférable de ne pas évacuer immédiatement les populations de Fukushima
Vrai
Des recherches, aujourd’hui, questionnent l'ampleur, la soudaineté et la durée des évacuations autour de Fukushima, dont l’impact sur la santé des populations concernées serait finalement plus sévère que ne l’aurait été l’effet des rejets radioactifs si ces personnes étaient restées chez elles ou revenues plus rapidement.
Les catastrophes de Fukushima et de Tchernobyl ont eu des conséquences massives sur la biodiversité locale.
Incomplet
Les faits suggèrent un réensauvagement au sein des zones d’évacuation de Fukushima et de Tchernobyl, la présence humaine créant une plus grande pression sur les populations animales que les niveaux de radioactivité. Certaines espèces apparaissent plus affectées que d’autres par les effets des radiations.
Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de 3 à 20 milliards d’euros
Vrai
L’EPR a en effet coûté considérablement plus que ce qui était initialement prévu par EDF. Cela s’explique par des estimations initiales peu réalistes et la perte d’expérience de l’ensemble de la filière, après plus de vingt ans de “stop and go” politiques sans construction neuve. C’est également dû à la complexification de la réglementation nucléaire et environnementale, ainsi qu’à son évolution au cours du chantier. D’un point de vue financier, l’ensemble de ces raisons a entraîné des retards importants, augmentant le coût de la dette et les intérêts intercalaires.
Les déchets les plus dangereux sont ceux dont la durée de vie est la plus longue
Faux
La demi-vie radioactive d’un élément est un paramètre physique important, mais n’est pas un critère pertinent pour évaluer la dangerosité des matières et déchets nucléaires. De manière générale, plus un élément a une demi-vie courte, et plus il est dangereux pour l’organisme. Pour évaluer correctement la radiotoxicité, il faut aussi prendre en compte de nombreux paramètres …
Il n’existe pas de solution pour les déchets nucléaires
Trompeur
Parmi les six catégories de déchets nucléaires, trois disposent déjà d’une filière de gestion opérationnelle, et le projet CIGEO, actuellement en phase d’autorisation, permettrait de stocker les déchets des deux catégories les plus dangereuses. Des incertitudes demeurent néanmoins quant aux solutions de stockage à adopter pour certaines catégories spécifiques.
La catastrophe de Tchernobyl a profondément transformé la filière nucléaire mondiale. Depuis, la sûreté est intégrée à toutes les étapes : conception, exploitation, formation, gestion de crise et partage d’expérience. Chaque domaine tire les leçons de l’accident pour renforcer la prévention et la culture de sûreté.
La Bretagne n’a pas besoin de nucléaire et n’en consomme pas
Faux
À ce jour, la Bretagne produit sur son sol 30% de l'électricité qu’elle consomme. La part de 70% d’électricité complémentaire, importée depuis les régions voisines, est majoritairement d’origine nucléaire. Bien que n’ayant pas de centrale nucléaire en activité, la Bretagne consomme bel et bien de l’énergie nucléaire, qui représente près de 50% de la consommation totale d’électricité.
La mer aux alentours de Fukushima a été dangereusement contaminée
Faux
Les rejets radioactifs de l’accident nucléaire n’ont pas eu d’impact observable, et aucun n’est attendu, sur les écosystèmes terrestres et aquatiques au-delà des abords immédiats de la centrale.