Il n’existe pas de solution pour les déchets nucléaires
Trompeur
Parmi les six catégories de déchets nucléaires, trois disposent déjà d’une filière de gestion opérationnelle, et le projet CIGEO, actuellement en phase d’autorisation, permettrait de stocker les déchets des deux catégories les plus dangereuses. Des incertitudes demeurent néanmoins quant aux solutions de stockage à adopter pour certaines catégories spécifiques.
Pour justifier le nucléaire, on a poussé l’installation de chauffages électriques
Trompeur
Le chauffage électrique a été encouragé en France, mais dans le but de réduire les importations de produits pétroliers au travers de l’électrification du chauffage.
Avec le changement climatique on ne pourra plus refroidir les centrales nucléaires
Trompeur
Le changement climatique n’aura pas d’impact sur la sureté des centrales nucléaires, mais pourra diminuer leur production lors des périodes où la température des fleuves sera trop élevée, ou que leur débit sera moindre. Des solutions d’adaptation sont disponibles pour réduire ces impacts sur la production et seront mises en place si leur rentabilité économique s’avère intéressante.
Les piscines de La Hague, où sont entreposés des combustibles irradiés, ne sont pas saturées. Les estimations les plus récentes indiquent que le seuil de saturation serait atteint à l’horizon 2040 et ce même en l’absence de densification. L’exploitant Orano a annoncé fin 2024, sa volonté de construire plusieurs nouvelles piscines d’ici cette échéance afin de pallier tout risque de saturation.
La poursuite du programme nucléaire est uniquement le fruit d’intérêts économiques
Biaisé
La filière nucléaire française génère des centaines de milliers d’emplois et mobilise plusieurs milliers d’entreprises, représentant ainsi un enjeu économique majeur. Sa relance ne repose toutefois pas uniquement sur cet aspect, mais aussi sur ses nombreux atouts : faible empreinte carbone, souveraineté énergétique, emprise au sol limitée …
L’EPR est vulnérable à la chute d’un avion de ligne
Biaisé
Si la chute accidentelle d’un avion sur une centrale nucléaire est hautement improbable, la possibilité d’une attaque terroriste ne peut pas être exclue. L’EPR a été conçu pour résister à l’impact mécanique d’un avion militaire ainsi qu’à celui d’un avion de grande capacité. Une incertitude demeure toutefois quant à l’effet de l’embrasement des dizaines de tonnes de carburant contenues dans ce type d’avion.
L’accident de Fukushima est la principale cause des morts et des dégâts du 11 mars 2011
Faux
La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 (le séisme du Tōhoku, suivi du tsunami) est responsable des près de 18 500 morts et disparus directs. Elle a aussi provoqué une cinquantaine d’accidents industriels, qui ont eux-mêmes eu des conséquences sanitaires et environnementales. Le monde n’a pourtant essentiellement retenu que l’accident nucléaire de Fukushima, malgré son bilan sanitaire considérablement inférieur.
Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de 3 à 20 milliards d’euros
Vrai
L’EPR a en effet coûté considérablement plus que ce qui était initialement prévu par EDF. Cela s’explique par des estimations initiales peu réalistes et la perte d’expérience de l’ensemble de la filière, après plus de vingt ans de “stop and go” politiques sans construction neuve. C’est également dû à la complexification de la réglementation nucléaire et environnementale, ainsi qu’à son évolution au cours du chantier. D’un point de vue financier, l’ensemble de ces raisons a entraîné des retards importants, augmentant le coût de la dette et les intérêts intercalaires.