Différents critères peuvent être utilisés pour définir le pays “le plus nucléarisé”, et selon certains d'entre eux, la France figure parmi les plus nucléarisés. Toutefois, cela ne constitue pas forcément un problème au regard des nombreux avantages offerts par cette énergie.
Il aurait été préférable de ne pas évacuer immédiatement les populations de Fukushima
Vrai
Des recherches, aujourd’hui, questionnent l'ampleur, la soudaineté et la durée des évacuations autour de Fukushima, dont l’impact sur la santé des populations concernées serait finalement plus sévère que ne l’aurait été l’effet des rejets radioactifs si ces personnes étaient restées chez elles ou revenues plus rapidement.
L’eau traitée et rejetée à proximité de Fukushima est néfaste pour l’environnement
Faux
Les rejets en mer d’eau « radioactive » contenant du tritium n’ont pas eu d’impact sur les écosystèmes. L’eau a retrouvé immédiatement des concentrations compatibles avec les recommandations pour l’eau potable.
Les réacteurs de génération III à l’image de l’EPR ne sont pas plus sûrs que ceux des générations précédentes
Faux
La sûreté a été placée au cœur de la conception des EPR. Ainsi les retours d’expérience de Tchernobyl et de Three Mile Island ont été intégrés dès la conception de l’EPR. Cela a permis de réduire par un facteur 10 la probabilité de fusion de cœur par rapport aux réacteurs de génération II, tout en réduisant la probabilité de dommage à l’extérieur de la centrale dans le cas d’une fusion de coeur ou d’un accident grave.
Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe à la Fukushima en France
Trompeur
Un séisme et un tsunami de l’ampleur de ceux du 11 mars 2011 au Japon ne sont pas envisageables en France. Même si un accident avec fusion du combustible est possible, il reste très peu probable et avec des conséquences vraisemblablement bien moins importantes.
Les réacteurs nucléaires ne peuvent fournir que de l’électricité
Faux
Les centrales nucléaires peuvent non seulement produire de l’électricité mais aussi de la chaleur. La Suisse exploite par exemple certains de ses réacteurs nucléaires en cogénération électricité et chaleur. Cela est particulièrement intéressant puisque la chaleur est aujourd’hui massivement produite à partir de combustibles fossiles.
Le niveau de radioactivité dans la région de Fukushima aujourd’hui est comparable à la radioactivité naturelle de plusieurs régions du monde sans aucun effet démontré sur la santé.
Les catastrophes de Fukushima et de Tchernobyl ont eu des conséquences massives sur la biodiversité locale.
Incomplet
Les preuves suggèrent un véritable réensauvagement au sein des zones d’évacuation de Fukushima et de Tchernobyl, la présence humaine créant une plus grande pression sur les populations animales que les niveaux de radioactivité dans ces zones. Certaines espèces semblent néanmoins plus affectées que d’autres par les effets des radiations.