Les réactions politiques à l’accident de Tchernobyl ont ralenti ou stoppé de nombreux programmes nucléaires, contribuant indirectement à une augmentation de la pollution.
Vrai
Les réactions publiques à l'accident de Tchernobyl ont stoppé le développement de l'énergie nucléaire dans plusieurs pays pendant 15-20 ans, voire plus, augmentant le recours aux énergies fossiles polluantes.
Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe à la Fukushima en France
Trompeur
Un séisme et un tsunami de l’ampleur de ceux du 11 mars 2011 au Japon ne sont pas envisageables en France. Même si un accident avec fusion du combustible est possible, il reste très peu probable et avec des conséquences vraisemblablement bien moins importantes.
On utilise que 30% de l’énergie nucléaire pour faire de l’électricité et on gaspille les 70% restants
Incomplet
La réaction qui a lieu au sein du réacteur nucléaire produit de la chaleur dont environ un tiers seulement est converti en énergie électrique par la centrale. Il est toutefois possible de réutiliser une partie de la chaleur non convertie ; il existe des centrales nucléaires à cogénération couplées à des réseaux de chaleur urbains à côté de la production de l’électricité.
Le Japon a amélioré son bilan environnemental après Fukushima
Faux
L’arrêt prolongé des centrales nucléaires japonaises suite à l’accident de Fukushima a privé brutalement le pays de 30% de son électricité, qui est, aujourd’hui encore, largement compensée par des énergies fossiles (charbon et gaz naturel), augmentant considérablement les émissions de gaz à effet de serre du Japon.
L’usine de retraitement de La Hague pollue massivement son environnement
Biaisé
Ni les rejets chimiques ni les rejets d’éléments radioactifs de l’usine de retraitement de La Hague ne présentent un risque pour la santé humaine. L’autorité environnementale souligne néanmoins la quantité importante de nitrates rejetées par l’usine et met en garde face au risque d’eutrophisation.
On n’a commencé à s’occuper des déchets nucléaires que récemment
Faux
La gestion des déchets nucléaires a constitué une préoccupation croissante au fur et à mesure du développement de la filière nucléaire française. Dès 1957, le CEA développait les premiers verres permettant le confinement des radionucléides à haute activité. En 1979, l’État ordonnait la création de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)
La cuve de l’EPR de Flamanville est défectueuse, c’est une passoire à radiations
Faux
Après la détection d’anomalies dans la cuve de l’EPR de Flamanville, un programme de caractérisation des défauts a été réalisé. À la suite d’analyses approfondies, l'ASN a autorisé son utilisation tout en demandant des contrôles renforcés à EDF et le remplacement au premier arrêt programmé du couvercle de cuve. Tous les documents liés à cette autorisation sont publiés en toute transparence et accessibles à tous.
Depuis 2001 et la fermeture de la dernière mine d’uranium sur le sol français, la France importe l’intégralité de l’uranium qu’elle utilise. Elle dispose néanmoins d’un stock stratégique d’uranium naturel représentant 2 ans de production électronucléaire, ainsi qu’un stock d’uranium appauvri pouvant être réenrichi si besoin afin de fournir 7 ans de consommation pour les réacteurs nucléaires français.