Scénario catastrophe 2 – En 2060, une année glaciaire empêche le refroidissement des centrales nucléaires.
Trompeur
Le changement climatique provoque l'arrêt du Gulf Stream. La modification des courants entraîne un refroidissement continental et l’Europe se retrouve sous la glace.
L'eau n'alimente plus les centrales nucléaires qui ne pourraient plus être refroidies, et deviendraient donc inopérantes.
Scénario catastrophe 1 – En 2029, vague de chaleur et tempête estivale : le parc nucléaire est arrêté.
Trompeur
Une vague de chaleur s'abat sur le pays. Les cours d'eau s'assèchent, l'étiage Loire est proche de 60 m3/s. Les centrales nucléaires tournent à bas régime. Un derecho avec des vents violents à 220 km/h frappe la France, les lignes aériennes sont impactées et incapacitées. 60% du parc nucléaire est arrêté pour éviter des incidents réacteurs : c'est le blackout.
La fermeture de réacteurs nucléaires suite à l’accident de Fukushima a ralenti la lutte contre le réchauffement climatique
Vrai
Suite à l’accident nucléaire de Fukushima, de nombreux pays ont fermé des centrales nucléaires sûres et opérationnelles ou ont mis fin à leurs projets de construction, impactant négativement et durablement les efforts mondiaux de lutte contre le réchauffement climatique.
Il n’est pas possible de construire de réacteurs nucléaires dans les pays chauds.
Faux
C'est un mythe. De nombreuses centrales nucléaires fonctionnent dans des zones au climat désertique, comme Barakah aux Émirats arabes unis ou Palo Verde aux États-Unis. Cette dernière utilise même les eaux usées de la ville Phoenix pour son refroidissement.
La Bretagne n’a pas besoin de nucléaire et n’en consomme pas
Faux
À ce jour, la Bretagne produit sur son sol 30% de l'électricité qu’elle consomme. La part de 70% d’électricité complémentaire, importée depuis les régions voisines, est majoritairement d’origine nucléaire. Bien que n’ayant pas de centrale nucléaire en activité, la Bretagne consomme bel et bien de l’énergie nucléaire, qui représente près de 50% de la consommation totale d’électricité.
La poursuite du programme nucléaire est uniquement le fruit d’intérêts économiques
Biaisé
La filière nucléaire française génère des centaines de milliers d’emplois et mobilise plusieurs milliers d’entreprises, représentant ainsi un enjeu économique majeur. Sa relance ne repose toutefois pas uniquement sur cet aspect, mais aussi sur ses nombreux atouts : faible empreinte carbone, souveraineté énergétique, emprise au sol limitée …
L’usine de retraitement de La Hague pollue massivement son environnement
Biaisé
Ni les rejets chimiques ni les rejets d’éléments radioactifs de l’usine de retraitement de La Hague ne présentent un risque pour la santé humaine. L’autorité environnementale souligne néanmoins la quantité importante de nitrates rejetées par l’usine et met en garde face au risque d’eutrophisation.
L’accident décrit dans le livre est largement exagéré par rapport aux scénarios plausibles concernant les mêmes installations. Contrairement à ce qu’affirme le livre, EDF et les Autorités de Sûreté ont mené de nombreuses études sur ce type d’événement. Les enchaînements techniques et humains ayant eu lieu en 1986 sur un réacteur RBMK ne sont pas physiquement possibles en France.