La poursuite du programme nucléaire est uniquement le fruit d’intérêts économiques
Biaisé
La filière nucléaire française génère des centaines de milliers d’emplois et mobilise plusieurs milliers d’entreprises, représentant ainsi un enjeu économique majeur. Sa relance ne repose toutefois pas uniquement sur cet aspect, mais aussi sur ses nombreux atouts : faible empreinte carbone, souveraineté énergétique, emprise au sol limitée …
Il n’existe pas d’alternatives fiables à l’enfouissement des déchets radioactifs
Vrai
Compte tenu de leur grande dangerosité à long terme, les déchets dits de « moyenne et haute activité à vie longue » ne peuvent être gérés dans des installations technologiques qui ne leur survivront pas. La seule solution pérenne est un isolement passif, et seul l’enfouissement en profondeur répond à cette exigence avec une sûreté, des coûts et une démarche éthique satisfaisants.
Il existe un risque accru de leucémie pour les populations vivant à proximité des centrales nucléaires
Trompeur
Cette affirmation est généralement le fruit d’une lecture partiale de l’étude GEOCAP. L’étude a bien détecté un excès de leucémies entre 2002 et 2007 chez les enfants vivant à moins de 5 km de centrales nucléaires, mais elle souligne toutefois que l’étude dans son ensemble tend à infirmer l’idée d’un lien avec les rejets des centrales nucléaires.
Le transport de matières radioactives est irresponsable
Faux
Le transport des matières radioactives issues de l’industrie nucléaire est strictement réglementé en raison de la diversité des matériaux concernés et des enjeux de sûreté qu’ils impliquent. Les colis les plus dangereux sont conçus pour résister à des conditions extrêmes, comme des chutes, des chocs violents, des immersions profondes et des incendies intenses.
L’accident décrit dans le livre est largement exagéré par rapport aux scénarios plausibles concernant les mêmes installations. Contrairement à ce qu’affirme le livre, EDF et les Autorités de Sûreté ont mené de nombreuses études sur ce type d’événement. Les enchaînements techniques et humains ayant eu lieu en 1986 sur un réacteur RBMK ne sont pas physiquement possibles en France.
L’eau traitée et rejetée à proximité de Fukushima est néfaste pour l’environnement
Faux
Les rejets en mer d’eau « radioactive » contenant du tritium n’ont pas eu d’impact sur les écosystèmes. L’eau a retrouvé immédiatement des concentrations compatibles avec les recommandations pour l’eau potable.
Les piscines de La Hague, où sont entreposés des combustibles irradiés, ne sont pas saturées. Les estimations les plus récentes indiquent que le seuil de saturation serait atteint à l’horizon 2040 et ce même en l’absence de densification. L’exploitant Orano a annoncé fin 2024, sa volonté de construire plusieurs nouvelles piscines d’ici cette échéance afin de pallier tout risque de saturation.
Le principal danger de Fukushima pour les populations est la contamination radioactive
Faux
Le principal impact sanitaire de l’accident est une conséquence de l’évacuation et de la peur. Il porte sur le bien-être et la santé mentale des populations touchées; qu’un traitement médiatique outrancier, une communication anxiogène des mouvements militants antinucléaires et la stigmatisation par le reste de la population japonaise n’ont fait qu’aggraver.