Scénario catastrophe 2 – En 2060, une année glaciaire empêche le refroidissement des centrales nucléaires.
Trompeur
Le changement climatique provoque l'arrêt du Gulf Stream. La modification des courants entraîne un refroidissement continental et l’Europe se retrouve sous la glace.
L'eau n'alimente plus les centrales nucléaires qui ne pourraient plus être refroidies, et deviendraient donc inopérantes.
La fermeture de réacteurs nucléaires suite à l’accident de Fukushima a ralenti la lutte contre le réchauffement climatique
Vrai
Suite à l’accident nucléaire de Fukushima, de nombreux pays ont fermé des centrales nucléaires sûres et opérationnelles ou ont mis fin à leurs projets de construction, impactant négativement et durablement les efforts mondiaux de lutte contre le réchauffement climatique.
Les conséquences de l’accident de Tchernobyl sont correctement décrites dans le livre de Svetlana Alexeïvitch « La Supplication »
Trompeur
Le livre "La Supplication," a été publié en 1997 par la journaliste et essayiste biélorusse Svetlana Alexeïvitch, qui a interviewé des personnes affectées par l'accident de Tchernobyl en 1986. Bien que certaines conséquences soient correctement présentées, l'auteur mélange expériences personnelles et spéculations sans fondement, laissant une image loin de la vérité scientifique.
Depuis 2001 et la fermeture de la dernière mine d’uranium sur le sol français, la France importe l’intégralité de l’uranium qu’elle utilise. Elle dispose néanmoins d’un stock stratégique d’uranium naturel représentant 2 ans de production électronucléaire, ainsi qu’un stock d’uranium appauvri pouvant être réenrichi si besoin afin de fournir 7 ans de consommation pour les réacteurs nucléaires français.
Les sous-traitants du nucléaire sont les plus irradiés
Biaisé
Les sous-traitants du nucléaire, comme des salariés de l’exploitant, peuvent être exposés à des radiations, mais les niveaux d'exposition sont strictement réglementés et contrôlés pour assurer leur sécurité, sans aucune distinction entre les travailleurs, quelles que soient leurs entreprises.
Fukushima prouve que tous les réacteurs nucléaires sont intrinsèquement dangereux et mal sécurisés
Faux
Avant l'accident nucléaire de Fukushima, l’agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise était défaillante et peu indépendante du gouvernement et des industriels de l’énergie. Ces fonctionnaires n’ont pas pu imposer les améliorations, pourtant simples, qu’il fallait à l’exploitant Tepco pour éviter la catastrophe. On ne peut pas extrapoler cette situation aux autres pays qui exploitent des centrales nucléaires.
Conformément à la loi française, les coûts du démantèlement et de la gestion des déchets nucléaires sont inclus dans le coût du nucléaire, sous forme de provisions financières obligatoires constituées par l'exploitant. Ces coûts sont également systématiquement intégrés aux évaluations lors de l'élaboration de politiques publiques.
L’accident de Fukushima est la principale cause des morts et des dégâts du 11 mars 2011
Faux
La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 (le séisme du Tōhoku, suivi du tsunami) est responsable des près de 18 500 morts et disparus directs. Elle a aussi provoqué une cinquantaine d’accidents industriels, qui ont eux-mêmes eu des conséquences sanitaires et environnementales. Le monde n’a pourtant essentiellement retenu que l’accident nucléaire de Fukushima, malgré son bilan sanitaire considérablement inférieur.