Le nucléaire est la cause des prix négatifs sur les marchés de l’électricité
Incomplet
Les prix négatifs sur les marchés de gros de l’électricité sont un marqueur d’un manque de flexibilité de l’offre comme de la demande. Les contrats de production d’énergie renouvelable à tarif fixe constituent le principal contributeur à l’émergence de ce phénomène.
Les réacteurs nucléaires ne peuvent fournir que de l’électricité
Faux
Les centrales nucléaires peuvent non seulement produire de l’électricité mais aussi de la chaleur. La Suisse exploite par exemple certains de ses réacteurs nucléaires en cogénération électricité et chaleur. Cela est particulièrement intéressant puisque la chaleur est aujourd’hui massivement produite à partir de combustibles fossiles.
Les déchets les plus dangereux sont ceux dont la durée de vie est la plus longue
Faux
La demi-vie radioactive d’un élément est un paramètre physique important, mais n’est pas un critère pertinent pour évaluer la dangerosité des matières et déchets nucléaires. De manière générale, plus un élément a une demi-vie courte, et plus il est dangereux pour l’organisme. Pour évaluer correctement la radiotoxicité, il faut aussi prendre en compte de nombreux paramètres …
Fukushima prouve que tous les réacteurs nucléaires sont intrinsèquement dangereux et mal sécurisés
Faux
Avant l'accident nucléaire de Fukushima, l’agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise était défaillante et peu indépendante du gouvernement et des industriels de l’énergie. Ces fonctionnaires n’ont pas pu imposer les améliorations, pourtant simples, qu’il fallait à l’exploitant Tepco pour éviter la catastrophe. On ne peut pas extrapoler cette situation aux autres pays qui exploitent des centrales nucléaires.
L’industrie nucléaire n’a rien appris de Fukushima
Faux
L’analyse et le retour d’expérience de cet accident, qu’on ne doit pas sous- évaluer et qui était évitable, ont permis l’amélioration du niveau de sûreté des réacteurs nucléaires, au Japon et dans le monde, avec la participation active et immédiate de l'industrie nucléaire mondiale.
L’énergie de la mer suffit à approvisionner toute la région bretonne
Trompeur
Que ce soit les hydroliennes ou les houlomoteurs, les coûts de construction, de maintenance et de raccordement sont particulièrement prohibitifs. De plus, afin de couvrir la consommation actuelle de la région, il faudrait saturer l'ensemble de la côte bretonne de ces installations.
Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de 3 à 20 milliards d’euros
Vrai
L’EPR a en effet coûté considérablement plus que ce qui était initialement prévu par EDF. Cela s’explique par des estimations initiales peu réalistes et la perte d’expérience de l’ensemble de la filière, après plus de vingt ans de “stop and go” politiques sans construction neuve. C’est également dû à la complexification de la réglementation nucléaire et environnementale, ainsi qu’à son évolution au cours du chantier. D’un point de vue financier, l’ensemble de ces raisons a entraîné des retards importants, augmentant le coût de la dette et les intérêts intercalaires.
Aucune commune ne voudra accueillir la construction de futures centrales nucléaires
Trompeur
Toutes les communes ne sont évidemment pas prêtes à accueillir une centrale nucléaire. En revanche, plusieurs d’entre elles, déjà dotées d’installations nucléaires, se montrent favorables à de nouveaux projets.