L’amalgame est souvent fait entre les victimes de la catastrophe naturelle et l’accident nucléaire de Fukushima
Vrai
De nombreuses personnalités politiques, associations antinucléaires et médias, entretiennent la confusion entre les victimes de la catastrophe naturelle et l’accident nucléaire de Fukushima, instrumentalisant la mémoire des victimes et du drame qu’ont vécu et que vivent encore le Japon et les Japonais.
Il vaut mieux attendre la fusion nucléaire qui sera plus propre et moins risquée que le nucléaire actuel
Trompeur
La fusion nucléaire est prometteuse, mais demeure néanmoins au stade de recherche et sa viabilité commerciale reste très incertaine. Même dans les scénarios favorables la fusion nucléaire ne permettra de subvenir qu’à quelques pourcents de la demande électrique mondiale à la fin du siècle.
L’industrie nucléaire n’a rien appris de Fukushima
Faux
L’analyse et le retour d’expérience de cet accident, qu’on ne doit pas sous- évaluer et qui était évitable, ont permis l’amélioration du niveau de sûreté des réacteurs nucléaires, au Japon et dans le monde, avec la participation active et immédiate de l'industrie nucléaire mondiale.
La vapeur d’eau émise par les centrales nucléaires renforce le changement climatique
Faux
Les centrales nucléaires émettent de la vapeur d’eau, un puissant gaz à effet de serre, mais celle-ci se condense rapidement en précipitations en raison de la capacité limitée de l’air à la retenir. Ces émissions ne contribuent donc pas à l’augmentation de l’effet de serre.
Fermer les centrales nucléaires permet de protéger l’environnement et sauver des vies
Faux
D’ici 2035, on estime qu’il pourrait y avoir, dans le monde, jusqu’à 260 000 décès prématurés et près de 17 800 millions de tonnes de CO2 émises (soit 6 mois d’émissions mondiales), du fait des énergies fossiles qui ont remplacé les centrales nucléaires, opérationnelles et sûres, arrêtées à la suite de l'accident de Fukushima.
Il n’existe pas de solution pour les déchets nucléaires
Trompeur
Parmi les six catégories de déchets nucléaires, trois disposent déjà d’une filière de gestion opérationnelle, et le projet CIGEO, actuellement en phase d’autorisation, permettrait de stocker les déchets des deux catégories les plus dangereuses. Des incertitudes demeurent néanmoins quant aux solutions de stockage à adopter pour certaines catégories spécifiques.
L’arrêt du nucléaire en Allemagne n’a pas augmenté les émissions de CO₂
Trompeur
Les études les plus complètes sur le sujet sont formelles, la poursuite de l’exploitation des centrales nucléaires aurait permis de réduire les émissions de CO₂ allemandes de plusieurs dizaines de millions de tonnes chaque année. En gardant en tête que l’empreinte carbone, pour un passager, d’un vol Paris-New York est d’environ 1,5 tonnes de CO₂.
L’OMS et l’AIEA sont effectivement liées par un accord datant de 1959. Il ne soumet toutefois aucune des deux organisations puisqu’elles sont placées sur un strict plan d’égalité. Si cet accord a effectivement soulevé un certain nombre de controverses, l’OMS a indiqué elle-même en 2001 que cet accord ne menaçait pas son indépendance.