On n’a commencé à s’occuper des déchets nucléaires que récemment
Faux
La gestion des déchets nucléaires a constitué une préoccupation croissante au fur et à mesure du développement de la filière nucléaire française. Dès 1957, le CEA développait les premiers verres permettant le confinement des radionucléides à haute activité. En 1979, l’État ordonnait la création de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)
Fukushima et Tchernobyl ont causé des millions de morts
Faux
L’OMS a estimé à environ 8 000 le nombre de décès potentiels dus aux radiations de Tchernobyl. Quant à Fukushima, l’UNSCEAR n’attend aucune augmentation détectable des cas de cancer ou de mortalité dus à l’exposition aux rayonnements en raison des faibles doses reçues.
Des pays étrangers se débarrassent de leurs déchets nucléaires en France
Faux
Il est strictement interdit pour un pays étranger de stocker ses déchets nucléaires en France. Cependant un certain nombre de pays étrangers expédient leur combustible usé en France en vue de leur retraitement. Une fois les matières valorisables et les déchets ultimes séparés, ces derniers sont systématiquement réexpédiés une fois conditionnés.
Il vaut mieux attendre la fusion nucléaire qui sera plus propre et moins risquée que le nucléaire actuel
Trompeur
La fusion nucléaire est prometteuse, mais demeure néanmoins au stade de recherche et sa viabilité commerciale reste très incertaine. Même dans les scénarios favorables la fusion nucléaire ne permettra de subvenir qu’à quelques pourcents de la demande électrique mondiale à la fin du siècle.
Le nucléaire est une énergie bas carbone. En comparaison avec les énergies fossiles, les émissions de CO₂ liées au nucléaire sont très faibles, similaires à celles des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire.
L’accident décrit dans le livre est largement exagéré par rapport aux scénarios plausibles concernant les mêmes installations. Contrairement à ce qu’affirme le livre, EDF et les Autorités de Sûreté ont mené de nombreuses études sur ce type d’événement. Les enchaînements techniques et humains ayant eu lieu en 1986 sur un réacteur RBMK ne sont pas physiquement possibles en France.
Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de 3 à 20 milliards d’euros
Vrai
L’EPR a en effet coûté considérablement plus que ce qui était initialement prévu par EDF. Cela s’explique par des estimations initiales peu réalistes et la perte d’expérience de l’ensemble de la filière, après plus de vingt ans de “stop and go” politiques sans construction neuve. C’est également dû à la complexification de la réglementation nucléaire et environnementale, ainsi qu’à son évolution au cours du chantier. D’un point de vue financier, l’ensemble de ces raisons a entraîné des retards importants, augmentant le coût de la dette et les intérêts intercalaires.