Les piscines de La Hague, où sont entreposés des combustibles irradiés, ne sont pas saturées. Les estimations les plus récentes indiquent que le seuil de saturation serait atteint à l’horizon 2040 et ce même en l’absence de densification. L’exploitant Orano a annoncé fin 2024, sa volonté de construire plusieurs nouvelles piscines d’ici cette échéance afin de pallier tout risque de saturation.
L’arrêt du nucléaire en Allemagne n’a pas augmenté les émissions de CO₂
Trompeur
Les études les plus complètes sur le sujet sont formelles, la poursuite de l’exploitation des centrales nucléaires aurait permis de réduire les émissions de CO₂ allemandes de plusieurs dizaines de millions de tonnes chaque année. En gardant en tête que l’empreinte carbone, pour un passager, d’un vol Paris-New York est d’environ 1,5 tonnes de CO₂.
Il n’existe pas de solution pour les déchets nucléaires
Trompeur
Parmi les six catégories de déchets nucléaires, trois disposent déjà d’une filière de gestion opérationnelle, et le projet CIGEO, actuellement en phase d’autorisation, permettrait de stocker les déchets des deux catégories les plus dangereuses. Des incertitudes demeurent néanmoins quant aux solutions de stockage à adopter pour certaines catégories spécifiques.
Il n’existe pas d’alternatives fiables à l’enfouissement des déchets radioactifs
Vrai
Compte tenu de leur grande dangerosité à long terme, les déchets dits de « moyenne et haute activité à vie longue » ne peuvent être gérés dans des installations technologiques qui ne leur survivront pas. La seule solution pérenne est un isolement passif, et seul l’enfouissement en profondeur répond à cette exigence avec une sûreté, des coûts et une démarche éthique satisfaisants.
La mise en service de la centrale de Landivisiau a permis de sécuriser l’approvisionnement électrique du Finistère.
Vrai
La centrale vise à répondre au volet “sécurité d’approvisionnement” du pacte électrique breton, en installant un groupe de production de forte puissance à l’ouest de la région, pour décharger la centrale de Cordemais de son rôle du maintien de tension, et donc de pouvoir la mettre à l’arrêt définitif.
Le réseau électrique breton est le plus fragile de France hexagonale
Vrai
A l’instar de la région PACA, la Bretagne est une région historiquement fragile pour son approvisionnement électrique en raison de son éloignement des grands groupes de production, et de la configuration de son réseau. Les choses se sont améliorées durant les dernières années, mais la problématique restera ouverte à long terme avec la décarbonation.
Il vaut mieux attendre la fusion nucléaire qui sera plus propre et moins risquée que le nucléaire actuel
Trompeur
La fusion nucléaire est prometteuse, mais demeure néanmoins au stade de recherche et sa viabilité commerciale reste très incertaine. Même dans les scénarios favorables la fusion nucléaire ne permettra de subvenir qu’à quelques pourcents de la demande électrique mondiale à la fin du siècle.
Le nucléaire breton ne servira qu’à alimenter Paris
Incomplet
En réalité, une centrale en Bretagne permettrait surtout de faire face au besoin grandissant d'approvisionnement en électricité dans la région qui résultera de l'électrification des usages. D'autre part, le principal bénéficiaire d'une telle installation serait aussi le voisin immédiat de la Bretagne, les Pays de la Loire, région elle aussi fortement déficitaire en électricité.