Ils ont dit que le nuage de Tchernobyl n’avait pas traversé la frontière
Trompeur
Cette phrase n’a été prononcée ni par les pouvoirs publics ni par les médias au moment de l’accident. Dès le 1er mai, soit 3 jours après la découverte de l’accident en Occident, le journal d’Antenne 2 indiquait que le nuage radioactif avait été détecté au-dessus du territoire français.
Fukushima et Tchernobyl ont causé des millions de morts
Faux
Les estimations les plus fiables évaluent à environ 8 000 le nombre de décès potentiels dus aux irradiations après l’accident de Tchernobyl. À Fukushima, l’UNSCEAR estime qu’aucune augmentation détectable des cas de cancer ou de mortalité n’est attendue en raison des faibles doses reçues.
L’arrêt du nucléaire en Allemagne n’a pas augmenté les émissions de CO₂
Trompeur
Les études les plus complètes sur le sujet sont formelles, la poursuite de l’exploitation des centrales nucléaires aurait permis de réduire les émissions de CO₂ allemandes de plusieurs dizaines de millions de tonnes chaque année. En gardant en tête que l’empreinte carbone, pour un passager, d’un vol Paris-New York est d’environ 1,5 tonnes de CO₂.
Le nucléaire est une source d’électricité intermittente
Faux
Contrairement aux énergies renouvelables telles que le solaire et l'éolien, les centrales nucléaires peuvent fonctionner en continu, fournissant une production d'électricité stable et prévisible. Les arrêts de réacteurs sont des événements qui surviennent plusieurs fois par an et font varier la production nucléaire, mais cela n’a rien de comparable à l’intermittence que connaissent les éoliennes et les panneaux photovoltaïques.
Il n’y a pas de seuil en dessous duquel les radiations ne sont pas dommageables.
Incomplet
Les effets sanitaires associés à l’exposition aux faibles doses de radioactivité restent controversés. Les effets des faibles doses, s’ils existent, sont si faibles qu’ils n’ont pas encore été confirmés. En adoptant le modèle dose-effets appelé “linéaire sans seuil”, les organismes de radioprotection font donc un choix volontairement conservateur afin de protéger les populations.
On a frôlé la catastrophe en 1999 à la centrale du Blayais
Trompeur
En 1999, la tempête Martin a provoqué des inondations à la centrale nucléaire du Blayais, entraînant la perte d'électricité et des défaillances de pompes de refroidissement. Les équipes ont maîtrisé l'incident, qui n’a eu aucune conséquence sur l’environnement ni les populations. Cet événement a conduit à renforcer la protection des centrales françaises face aux inondations et aux aléas climatiques.
Les centrales nucléaires ne sont pas résilientes face au changement climatique
Faux
Les centrales nucléaires sont conçues pour résister à diverses conditions climatiques et sont régulièrement mises à niveau pour s'adapter aux évolutions du climat. Cependant, certaines centrales peuvent être confrontées à des défis liés au changement climatique, comme la disponibilité de l'eau de refroidissement.
Depuis 2001 et la fermeture de la dernière mine d’uranium sur le sol français, la France importe l’intégralité de l’uranium qu’elle utilise. Elle dispose néanmoins d’un stock stratégique d’uranium naturel représentant 2 ans de production électronucléaire, ainsi qu’un stock d’uranium appauvri pouvant être réenrichi si besoin afin de fournir 7 ans de consommation pour les réacteurs nucléaires français.