Le nucléaire en France, loin d'être un "état dans l'état", est soumis à un cadre légal strict et aux organismes de régulation qui assurent la sûreté, la transparence et l'intégration de l'industrie au sein des systèmes politiques et juridiques, garantissant ainsi une gouvernance responsable et transparente.
L’accident de Three Mile Island a été une catastrophe environnementale
Faux
L'accident de Three Mile Island n'a pas eu de conséquences sanitaires ou environnementales détectables. Il a néanmoins participé à repenser en profondeur la formation du personnel chargé du pilotage des réacteurs nucléaires.
Le transport de matières radioactives est irresponsable
Faux
Le transport des matières radioactives issues de l’industrie nucléaire est strictement réglementé en raison de la diversité des matériaux concernés et des enjeux de sûreté qu’ils impliquent. Les colis les plus dangereux sont conçus pour résister à des conditions extrêmes, comme des chutes, des chocs violents, des immersions profondes et des incendies intenses.
L’EPR est vulnérable à la chute d’un avion de ligne
Biaisé
Si la chute accidentelle d’un avion sur une centrale nucléaire est hautement improbable, la possibilité d’une attaque terroriste ne peut pas être exclue. L’EPR a été conçu pour résister à l’impact mécanique d’un avion militaire ainsi qu’à celui d’un avion de grande capacité. Une incertitude demeure toutefois quant à l’effet de l’embrasement des dizaines de tonnes de carburant contenues dans ce type d’avion.
Fukushima prouve que tous les réacteurs nucléaires sont intrinsèquement dangereux et mal sécurisés
Faux
Avant l'accident nucléaire de Fukushima, l’agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise était défaillante et peu indépendante du gouvernement et des industriels de l’énergie. Ces fonctionnaires n’ont pas pu imposer les améliorations, pourtant simples, qu’il fallait à l’exploitant Tepco pour éviter la catastrophe. On ne peut pas extrapoler cette situation aux autres pays qui exploitent des centrales nucléaires.
Tchernobyl, le risque d’un nouvel incident nucléaire permanent
Trompeur
Le risque d’accident nucléaire à Tchernobyl est désormais très faible : les réacteurs sont arrêtés depuis 2000 et le combustible usé est sécurisé. Le réacteur 4 est confiné sous une arche terminée en 2017, et les autres sont en train d‘être démantelés. Le 14 février 2025, un drone a endommagé l’arche sans rejets radioactifs. Actuellement on stabilise le site pour réduire les risques d’ici 2060.
Il n’existe pas d’alternatives fiables à l’enfouissement des déchets radioactifs
Vrai
Compte tenu de leur grande dangerosité à long terme, les déchets dits de « moyenne et haute activité à vie longue » ne peuvent être gérés dans des installations technologiques qui ne leur survivront pas. La seule solution pérenne est un isolement passif, et seul l’enfouissement en profondeur répond à cette exigence avec une sûreté, des coûts et une démarche éthique satisfaisants.
L’accident décrit dans le livre est largement exagéré par rapport aux scénarios plausibles concernant les mêmes installations. Contrairement à ce qu’affirme le livre, EDF et les Autorités de Sûreté ont mené de nombreuses études sur ce type d’événement. Les enchaînements techniques et humains ayant eu lieu en 1986 sur un réacteur RBMK ne sont pas physiquement possibles en France.