Il n’existe pas d’alternatives fiables à l’enfouissement des déchets radioactifs
Vrai
Compte tenu de leur grande dangerosité à long terme, les déchets dits de « moyenne et haute activité à vie longue » ne peuvent être gérés dans des installations technologiques qui ne leur survivront pas. La seule solution pérenne est un isolement passif, et seul l’enfouissement en profondeur répond à cette exigence avec une sûreté, des coûts et une démarche éthique satisfaisants.
On n’a commencé à s’occuper des déchets nucléaires que récemment
Faux
La gestion des déchets nucléaires a constitué une préoccupation croissante au fur et à mesure du développement de la filière nucléaire française. Dès 1957, le CEA développait les premiers verres permettant le confinement des radionucléides à haute activité. En 1979, l’État ordonnait la création de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)
Les piscines de La Hague, où sont entreposés des combustibles irradiés, ne sont pas saturées. Les estimations les plus récentes indiquent que le seuil de saturation serait atteint à l’horizon 2040 et ce même en l’absence de densification. L’exploitant Orano a annoncé fin 2024, sa volonté de construire plusieurs nouvelles piscines d’ici cette échéance afin de pallier tout risque de saturation.
Le nucléaire rend la France dépendante à la Russie
Biaisé
Contrairement à ce qui est régulièrement avancé, les liens entre la filière nucléaire française et russe ne rendent pas la France dépendante à la Russie pour le bon fonctionnement de son parc nucléaire.
L’arrêt du nucléaire en Allemagne n’a pas augmenté les émissions de CO₂
Trompeur
Les études les plus complètes sur le sujet sont formelles, la poursuite de l’exploitation des centrales nucléaires aurait permis de réduire les émissions de CO₂ allemandes de plusieurs dizaines de millions de tonnes chaque année. En gardant en tête que l’empreinte carbone, pour un passager, d’un vol Paris-New York est d’environ 1,5 tonnes de CO₂.
Il n’y a pas de seuil en dessous duquel les radiations ne sont pas dommageables.
Incomplet
Les effets sanitaires associés à l’exposition aux faibles doses de radioactivité restent controversés. Les effets des faibles doses, s’ils existent, sont si faibles qu’ils n’ont pas encore été confirmés. En adoptant le modèle dose-effets appelé “linéaire sans seuil”, les organismes de radioprotection font donc un choix volontairement conservateur afin de protéger les populations.
Fukushima et Tchernobyl ont causé des millions de morts
Faux
Les estimations les plus fiables évaluent à environ 8 000 le nombre de décès potentiels dus aux irradiations après l’accident de Tchernobyl. À Fukushima, l’UNSCEAR estime qu’aucune augmentation détectable des cas de cancer ou de mortalité n’est attendue en raison des faibles doses reçues.
Des instabilités thermohydrauliques sur les plaques de distribution de l’EPR de Flamanville compromettent sa sûreté
Trompeur
Il y a bien eu des instabilités du flux d’eau au fond du réacteur EPR, mais à Taishan en Chine, ce qui a permis d’anticiper pour la construction de Flamanville. Ce phénomène ne perturbe en rien le fonctionnement ou la sûreté du réacteur.