Le nucléaire est une énergie bas carbone. En comparaison avec les énergies fossiles, les émissions de CO₂ liées au nucléaire sont très faibles, similaires à celles des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire.
Le chauffage électrique conduit à des émissions de CO₂ plus importantes que le chauffage au gaz
Faux
L’électrification du chauffage, bien que controversée, présente en France des facteurs d’émission de CO2 nettement inférieurs à ceux du chauffage au gaz, environ 80 gCO2e/kWh selon les méthodes de calculs recommandées par l’ADEME, contre 180 à 210 gCO2e/kWh pour le gaz.
Les centrales nucléaires rejettent des gaz et des liquides radioactifs
Incomplet
En fonctionnement normal, les réacteurs rejettent effectivement de très faible quantité d’éléments radioactifs, principalement sous forme liquide mais aussi dans une moindre mesure sous forme gazeuse. Le simple fait qu’ils soient radioactifs ne les rend pas nécessairement dangereux pour le public. L’ASN précise justement que “la santé publique n’est nulle part en France mis en jeu par les rejets autorisés.”
Le GIEC a montré que l’éolien et le photovoltaïque ont un potentiel bien supérieur au nucléaire sur la baisse d’émissions de CO2
Trompeur
Les évaluations du GIEC montrent que la réduction des émissions repose davantage sur les énergies renouvelables que sur le nucléaire. Toutefois, la plupart des scénarios compilés par le GIEC font l’hypothèse d’un important accroissement de la production nucléaire d’ici 2050.
On n’a commencé à s’occuper des déchets nucléaires que récemment
Faux
La gestion des déchets nucléaires a constitué une préoccupation croissante au fur et à mesure du développement de la filière nucléaire française. Dès 1957, le CEA développait les premiers verres permettant le confinement des radionucléides à haute activité. En 1979, l’État ordonnait la création de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)
Conformément à la loi française, les coûts du démantèlement et de la gestion des déchets nucléaires sont inclus dans le coût du nucléaire, sous forme de provisions financières obligatoires constituées par l'exploitant. Ces coûts sont également systématiquement intégrés aux évaluations lors de l'élaboration de politiques publiques.
Certains accidents du nucléaire sont cachés en France
Faux
L'industrie nucléaire française est soumise à des régulations strictes et à des obligations de transparence. Les exploitants sont tenus de signaler les incidents et les accidents, qui sont ensuite évalués et rendus publics par les autorités compétentes. En France, tous les incidents et accidents sont rapportés à l'ASNR et publiés dès le niveau 1 de l’échelle INES.
La cuve de l’EPR de Flamanville est défectueuse, c’est une passoire à radiations
Faux
Après la détection d’anomalies dans la cuve de l’EPR de Flamanville, un programme de caractérisation des défauts a été réalisé. À la suite d’analyses approfondies, l'ASN a autorisé son utilisation tout en demandant des contrôles renforcés à EDF et le remplacement au premier arrêt programmé du couvercle de cuve. Tous les documents liés à cette autorisation sont publiés en toute transparence et accessibles à tous.