Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe à la Fukushima en France
Trompeur !
En bref
En détail
Un séisme suivi d’un tsunami de l'ampleur de ceux qui, au Japon, ont conduit à l'accident de Fukushima n'est pas envisageable en France. Cependant, malgré leur très faible probabilité d'occurrence, les accidents avec fusion du cœur sont pris en compte dans les analyses de sûreté.
Toutes les centrales nucléaires européennes sont ainsi équipées de plusieurs systèmes redondants pour éviter que ce type d’accident ne se produise, et pour, s’il se produisait malgré tout, limiter les rejets dans l'environnement en-dehors du site. Dans ses analyses conduites après l’accident de Fukushima-Daiichi, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française, indépendante du gouvernement et des industriels, a conclu que « […] les centrales nucléaires apparaissent comme robustes vis-à vis des aléas considérés dans le référentiel de sûreté [nota : séisme, inondation notamment]. ». Cette conclusion tient également compte des piscines de désactivation du combustible attenantes aux réacteurs.
L’inondation de la centrale nucléaire française du Blayais lors de la tempête de 1999 a été classée en niveau 2 (sur 7 niveaux) sur l’échelle internationale des événements nucléaires, sans commune mesure avec l’accident de Fukushima (de niveau 7, accident majeur), la centrale ayant démontré sa robustesse et sa résilience malgré l’inondation. Un retour d’expérience complet a toutefois été intégré à l’ensemble des centrales nucléaires françaises qui présentent aujourd’hui un haut niveau de protection contre ce type de risque.
Sources :
○ Rapport de l’ASN, Évaluations Complémentaires de Sûreté (ECS) : https://www.asn.fr/publications/2012/Rapports-ECS-decembre2011/files/assets/common/downloads/publication.pdf – Page 221
○ Inondation de la centrale du Blayais : https://www.asn.fr/Informer/Actualites/COMMUNIQUE-DE-PRESSE-N-9-Incident-surle-site-du-Blayais