Fukushima a fait des milliers de morts à cause des radiations

Faux !

En bref

Les rejets radioactifs de l'accident de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi ont engendré une exposition de la population tellement faible que 15 ans plus tard aucune victime n’a été enregistrée et qu’aucune augmentation observable des cancers ou des décès n’est attendue.

En détail

Selon les conclusions définitives du comité scientifique établi par l’ONU et l’OMS (UNSCEAR)*, aucun mort ou cancer n’a pu être observé et n’est attendu de l’exposition des populations, des travailleurs ou des secours aux rejets radioactifs de la centrale accidentée. Doivent être également mentionnés 3 personnes ayant trouvé la mort dans des accidents de chantier sans rapport avec la radioactivité et une personne ayant bénéficié d'un accord d'indemnisation dans le cadre d'une plainte, auquel l'opérateur TEPCO a consenti malgré l'absence de lien établi entre le cancer du plaignant et les doses reçues lors de l'accident (74 mSv)**. 

Les rejets radioactifs dus à l’accident de Fukushima, dix fois inférieurs à ceux de Tchernobyl, ont exposé la population à des doses au maximum de l’ordre de grandeur de celles reçues lors d’un scanner médical. Le tsunami (plus de 90%), le séisme (environ 10%) et les autres accidents industriels (plus d’une trentaine de victimes), dont la rupture du barrage de Fujinuma (huit morts), sont les responsables des plus de 18 500 morts et disparus qu’a connu le Japon ce 11 mars 2011.

Les autorités japonaises ont mis en place, juste après l’accident, un dépistage des cancers de la thyroïde chez les personnes qui avaient 18 ans ou moins en 2011, qui concerne environ 360,000 personnes. Le dernier bilan de ce dépistage, établi en 2024, indique que des tumeurs suspectes ont été détectées chez  316 personnes, dont 219 ont été opérées. Le programme de surveillance continue. Toutefois, face au risque de surdiagnostic dû à un dépistage massif, l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer recommande de limiter le dépistage après un accident nucléaire à des cas à plus haut risque.

* L’UNSCEAR (United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation ou Comité Scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements atomiques) est un organisme de l’ONU est chargé d’évaluer les effets des rayonnements ionisants sur l’Homme. Ce comité scientifique fonctionne selon le même principe que le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

** Pour une dose de radioactivité ponctuelle, aucun effet sur la santé n’a été observé en dessous d’une dose de 100 mSv.