Fiche signalétique Tchernobyl
Une catastrophe nucléaire sans équivalent

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En 80 ans de nucléaire civil, Tchernobyl est l’accident le plus grave jamais survenu sur une centrale nucléaire et à avoir entraîné des victimes par irradiation
- Une explosion puis un incendie à l’air libre.
- Emission brutale dans l’atmosphère de produits radioactifs.
- Eléments radioactifs sur la plupart des pays d’Europe.
- Conséquences sanitaires depuis longtemps circonscrites mais encore à l’étude.
Un événement majeur pour l’industrie nucléaire, l’opinion … et le panorama énergétique mondial
- Source d’enseignements pour la sûreté : facteur humain, culture de sûreté, gestion d’un accident grave, gestion de crise. Mais aussi =>
- Source de remise en cause majeure de l’énergie nucléaire dans le monde : moratoires, politique de sortie du nucléaire, interruption de l’effort de recherche
- Source de confusion entre archives, souvenirs, instrumentalisations et intégration à la pop culture.
- Il reste l’événement industriel jugé le plus effrayant dans le monde malgré qu’il ne soit, et de loin, pas le plus grave
L’accident nucléaire en bref
- Tchernobyl est classé (après-coup) INES 7 [TMI classé INES 5 (1979), Blayais classé INES 2 (1999), Fukushima classé INES 7 (2011) ].
- 26 avril 1986 : accident sur le réacteur RBMK n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en URSS (Ukraine).
- 2 jours après : détection d’un niveau anormal de radioactivité dans la centrale nucléaire de Forsmark en Suède.
- Suite à un essai qui a mené à une excursion de puissance (réacteur hors contrôle), le réacteur est détruit par une explosion vapeur, suivie d’une explosion hydrogène. Le bâtiment et les protections contre les surpressions sont détruites. Un incendie, en particulier de graphite, mettra des jours à être totalement maîtrisé.
- Le panache radioactif en provenance de Tchernobyl dissémine des éléments radioactifs sur la plupart des pays d’Europe.
- Une zone d’exclusion de 30 km de rayon autour du réacteur accidenté est déclarée. Les personnes vivant dans cette zone sont évacuées et l’activité agricole interdite. L’accès à cette zone est encore aujourd’hui contrôlé.
Conséquences sur les populations
Impact sanitaire radiologique
Les décès avérés
- L’explosion initiale de vapeur a provoqué la mort de 2 travailleurs.
- Sur les 600 travailleurs présents sur le site le jour de l’accident, 134 membres du personnel et intervenants d’urgence ont été atteints du syndrome d’irradiation aiguë en raison des fortes doses de rayonnement reçues :
- 29 moururent dans un délai de 4 mois après l’accident,
- 19 sont décédées dans les 20 années qui suivent.
- En 2005 on dénombrait 15 décés à la suite de cancers thyroïdiens attribués à l’exposition aux radiations.
Les autres impact sanitaires
- Exposition
- des travailleurs (~600 000) qui participent à l’opération de décontamination sur le site entre 1986 et 1990: doses de 120 mSv en moyenne (entre 20 et 500 mSv, 10% reçoivent >250 mSv).
- des populations les plus exposées : doses efficaces moyennes totales accumulées sur 20 ans entre 33 à 50 mSv.
- D’après le comité UNSCEAR de l’ONU, 100mSv est le seuil en dessous duquel la dose est considérée comme basse, et sous laquelle les cas de cancer ne peuvent pas être attribués de manière fiable à l’irradiation.
- Conséquences enregistrès depuis l’accident et à ce jour
- ~5000 cas de cancer thyroïdien non létaux recensés (sur des adultes non évacuées, enfants ou adolescents en 1986), dans les 30 années suivantes, attribuables à l’exposition aux radiation des populations non évacuées
- 4 000 décès parmi les 600 000 personnes les plus exposées (0,67 %)
- 5 000 décès parmi les 6 millions de personnes proches (0,08 %)
- Centre international de Recherche sur le Cancer : le nombre de décès pouvant être attribués à l’exposition due à l’accident entre 1986 et 2065 ne dépasserait pas ~16 000 en se basant sur des modèles maximalistes de dose-effet linéaire sans seuil pour les faibles doses et de dose collective.
Évacuation
Caractéristiques de l’évacuation
- Jour même: décision d’évacuation de Prypiat (3 km de la centrale), seulement mise en œuvre 36h après l’accident.
- Jour suivant: zone d’évacuation étendue à 10km autour de la centrale,
- 10 jours après : zone d’évacuation étendue à 30km, aujourd’hui « zone d’exclusion » d’une superficie ~2 600 km2.
- Entre 1986 et 2000, ~350 000 personnes réinstallées de manière permanente depuis les zones les plus gravement contaminées
- Pour ces personnes, dose efficace moyenne due à l’irradiation externe estimée à 17 mSv (entre 0,1 et 380 mSv)
- 100mSv est le seuil en dessous duquel les cas de cancer ne peuvent pas être attribués de manière fiable à l’irradiation.
Impacts socio-économiques long terme
- Non anticipation des effets négatifs de la gestion post-accidentelle: dans un contexte de défiance envers l’action publique, les habitants des territoires contaminés développent un fort sentiment de résignation, de perte de contrôle et d’impuissance.
- Traumatisme de l’évacuation et de la réinstallation: rupture des liens sociaux, impossibilité de rentrer chez soi, stigmatisation liée au statut de « personne exposée ».
- Méfiance durable envers les discours officiels due au manque d’information fiable après l’accident, qui entraîne aussi l’attribution erronée de nombreux problèmes de santé aux radiations issues de l’accident.
- Perte de stabilité économique et dégradation durable du bien-être physique et émotionnel dus aux déplacements massifs, dans un climat d’inquiétude et de désarroi.
- Préoccupations excessives au regard des radiations et insuffisantes au vu des comportements imprudents, comme la consommation excessive d’alcool et de tabac, ou celle de produits issus de zones encore contaminées au césium radioactif, les deux comportements extrêmes ayant été accentués par une confrontation à une situation radiologique objectivement inquiétante et à un phénomène de contamination réel.
- Facteur aggravant de la désorganisation puis de l’éclatement de l’Union soviétique, aggravant l’angoisse générale.
- Plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliards d’euros dépensés par l’URSS, puis après 1991 par la Russie, l’Ukraine et Belarus (par exemple Belarus jusqu’à 22 % du budget de l’État dans les premières années, et encore 1 % aujourd’hui) pour soutenir les liquidateurs et les populations évacuées.
Déchets
- ~2 millions de m³ de végétaux, sols, matériaux de construction, équipements divers, etc. générés par les travaux de décontamination et disposés dans la zone d’exclusion autour du réacteur.
- ~10-12 m3 de déchets de moyenne et haute activité majoritairement entreposés dans des conditions adéquates; en revanche quelques milliers de m3 attendent d’être traités et entreposés dans une installation dédiée.
- Migration progressive des radionucléides dans les eaux souterraines détectée depuis 1990 pour la rétention desquelles plusieurs actions sont en cours.
Conséquences de l’invasion de la Russie en Ukraine
Mobilisation internationale
- AIEA, ASNR (ex-IRSN) et autorités de radioprotection européennes (dont l’EURDEP) mobilisées afin de surveiller la situation et l’état des installations nucléaires ukrainiennes, dont le site de Tchernobyl
- 26 avril 2022 : mission AIEA sur le site de Tchernobyl après le retrait des troupes russes.
- Veille permanente et détaillée de l’état radiologique grâce au réseau national ukrainien de surveillance radiologique, à l’agence publique ukrainienne de gestion de la zone d’exclusion de Tchernobyl, à l’exploitant des centrales nucléaires ukrainiennes, ainsi qu’au réseau EURDEP de surveillance des données radiologiques géré par la Commission Européenne.
Évènements
- 25 février 2022 : Intrusion dans la zone d’exclusion de Tchernobyl. Prise de contrôle du site occupé durant 35 jours par l’armée russe.
- Pics de débit équivalent de dose gamma ambiant très supérieurs aux niveaux (bruit de fond) habituellement relevés dans la zone d’exclusion de Tchernobyl.
- Explication privilégiée par l’ASNRe d’un dysfonctionnement technique de ces balises confortée par l’AIEA et les autres partenaires et observateurs internationaux.
- 09 mars 2022 : Perte des alimentations électriques externes de toutes les installations de la centrale de Tchernobyl.
- Groupes électrogènes de secours présents sur site :
- Pas de dénoyage des assemblages et donc pas de rejet radioactif dans l’environnement d’après les études réalisées après l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi sur les conséquences d’une perte totale du refroidissement de la piscine de combustibles usés (ISF1) qui montrent une montée lente en température de l’eau jusqu’à l’ordre de 60°C max.
- Evacuation assurée de manière passive de la puissance des assemblages combustibles usés dans la piscine d’entreposage à sec (ISF2).
- Par ailleurs, le système de ventilation de l’arche et le système de sûreté de la piscine d’entreposage des combustibles usés sont secourus.
- Groupes électrogènes de secours présents sur site :
- Du 11 au 21 mars 2022 : Feux de forêt dans la zone d’exclusion de Tchernobyl entraînant une hausse de la radioactivité mesurée.
- Des feux de forêts se sont déjà produits. Ils se traduisent en général par de très faibles élévations d’activité dans l’air.
- Concernant ce feux spécifique en temps de guerre, la balise du réseau national de surveillance radiologique ukrainien, située dans la ville de Tchernobyl, bien qu’alimentée de façon irrégulière, n’a relevé aucune élévation anormale de la radioactivité.
- Pas d’augmentation significative du débit d’équivalent de dose sur la période du 11 au 18 mars 2022.
- De très légères augmentations des niveaux de césium 137 dans l’air détectées à Kiev et aux centrales nucléaires de Rovno (Rivne) et Khmelnytskyï ne posant pas de problème sanitaire.
- 14 février 2025 : L’arche de confinement du réacteur n°4 est endommagée par un drone et perd sa capacité de confinement, mais sans dommage permanent aux structures porteuses ni aux systèmes de surveillance. Les opérations de démantèlement du « sarcophage » sont suspendues en attendant la réparation des structures de confinement.
Traitement institutionnel de l’accident par l’URSS – année 1986
- 26 avril 1986 (jour de l’accident)
- Ordre de confinement diffusé auprès des habitants de Prypiat, 3 km de la centrale, dans les heures suivant l’explosion du réacteur n°4
- Distribution de comprimés d’iode stable
- 27 avril 1986
- Evacuation de Prypiat (~36 heures après l’accident)
- ~116000 personnes évacuées dans les premiers jours
- 29 avril 1986
- L’agence de presse soviétique TASS parle d’un accident « de gravité moyenne survenu à Tchernobyl »
- Début mai 1986
- 1ères mesures de restriction établies en Ukraine pour les aliments contaminés en iode 131 (contamination à l’iode 131 de lait et eau >3 700 Bq/kg, de poisson >37 000 Bq/kg)
- 9 mai 1986
- Visite du directeur général de l’AIEA à Moscou: l’URSS s’engage à fournir des informations détaillées sur l’accident
- Maîrise de l’incendie principal de la centrale
- Fin mai 1986
- Fin des rejets radioactifs du réacteur
- De mai à novembre 1986
- Construction du sarcophage en béton confinant le réacteur n°4
Traitement institutionnel de l’accident en France – 1986
Réponse gouvernementale et couverture médiatique
- Du 29 avril (1 jour après la détection par la Suède) au 6 mai 1986, les autorités françaises, dont le Ministère de l’Agriculture, et l’autorité de radioprotection (à l’époque SCPRI)
- Communiquent, au journal de 13h TF1 dès le 29 avril, et journalièrement à l’AFP, les mesures de radioactivité, leurs composition, le déplacement du nuage
- annoncent l’arrivée du panache radioactif sur la France le 30 avril
- estiment les impacts sanitaires dus au passage du nuage
- indiquent bien qu’il est passé sur la France !
- Mesures de radioactivité sur le territoire national à la hausse « sans aucune incidence sur l’hygiène publique » (AFP, 1er mai 1986 – republié par Libération le jour suivant)
« Ni la situation actuelle, ni son évolution ultérieure ne justifient dans notre pays quelque contre-mesure sanitaire que ce soit. » (2 mai 1986) - « L’élévation passagère de radioactivité de l’atmosphère qui s’était produite à partir du 30 avril a maintenant disparu. » (5 mai 1986)
- Territoire national « totalement épargné », « les hausses observées de radioactivité n’ont pas posé le moindre problème d’hygiène publique » (6 mai 1986)
- Mesures de radioactivité sur le territoire national à la hausse « sans aucune incidence sur l’hygiène publique » (AFP, 1er mai 1986 – republié par Libération le jour suivant)
Traitement institutionnel international de l’accident
10 premières années
- 28 avril 1986 – prise de conscience internationale, 2 jours après l’accident
- 1986 – 1ères informations détaillées
- « Post-Accident Review Meeting on the Chernobyl accident »
- août 1986, Vienne (4 mois après l’accident)
- délégation soviétique menée par Valeri Legasov, directeur adjoint de l’Institut Kourchatov (URSS)
- présentation à 500 experts, de 45 pays
- Rapport INSAG-1 de l’International Nuclear Safety Advisory Group
- septembre 1986 (5 mois après l’accident)
- conjonction de violations inouïes de procédures et d’un concept de réacteur défaillant
- introduction du concept de « culture de sûreté »
- « Post-Accident Review Meeting on the Chernobyl accident »
- 1988
- 1er rapport sur les effets des rayonnements atomiques de l’accident chez les liquidateurs et la population proche
- publié par l’UNSCEAR (Comité scientifique des Nations Unies)
- Politique pour la gestion post-accidentelle long terme
- établie par le Ministère de la Santé soviétique
- limite d’exposition radiologique : 5 mSv/an (350mSv dose- vie)
- 1er rapport sur les effets des rayonnements atomiques de l’accident chez les liquidateurs et la population proche
- 1990
- Abandon de la limite des 5 mSv/an par les soviétiques pour 1 mSv/an recommandée par la Commission Internationale de Protection Radiologique en situation normale et non post-accidentelle
- 1991
- Effondrement de l’URSS.
- La réponse institutionnelle à l’accident de Tchernobyl est désormais gérée par trois républiques séparées.
- les effets de l’effondrement viennent s’ajouter aux répercussions de l’accident.
- Programme international sur les effets sanitaires de l’accident de Tchernobyl (IPHECA) sous l’égide de l’ONU (rapport publié en 1995)
- Effondrement de l’URSS.
- 1992
- Publication de INSAG-7, revision du rapport de 1986
- atténue la responsabilité des opérateurs dans l’accident
- nouveaux éléments sur : la chronologie de l’accident, la conception des réacteurs RBMK, les dysfonctionnements du système soviétique
- Publication de INSAG-7, revision du rapport de 1986
- 1992-94
- Projet JSP-2 (Joint Study Project 2) pour mener des enquêtes de terrain auprès des populations en Ukraine
1996 à nos jours (40 ans après)
- 1996
- Arrêt définitif du réacteur n°1 de la centrale de Tchernobyl (10 ans après l’accident du réacteur n°4)
- 1997
- “Shelter Implementation Plan » (SIP), programme international d’actions pour couvrir le réacteur accidenté de façon pérenne
- 1999 – 2000
- Arrêt définitif des réacteurs n°2 et 3 de la centrale de Tchernobyl.
- 2000
- Nouvelle évaluation détaillée par l’UNSCEAR des niveaux et des effets des rayonnements dus à Tchernobyl
- 2005-06
- « L’héritage de Tchernobyl : conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques »
- rapport publié conjointement par plusieurs agences de l’ONU
- AIEA, OMS, PNUD, FAO, PNUE, OCHA et l’UNSCEAR
- 2008
- Stabilisation des structures du sarcophage (étape 1 du SIP).
- 2008
- Mise à jour du rapport de l’UNSCEAR ”effets sanitaires dus à Tchernobyl”
- pas d’évolution majeure, mais !
- hausse continue des cancers de la thyroïde chez les enfants irradiés et des effets psychologiques de l’évacuation et des rumeurs.
- 2017
- Construction terminée du New Safe Confinement (étape 2 du SIP), « arche » couvrant le sarcophage.
- 2017
- “Evaluation des données sur le cancer de la thyroïde dans les régions touchées par l’accident”
- nouvelle publication par l’UNSCEAR
- 2021
- “Comparaison des principales données des accidents de Fukushima et de Tchernobyl”
- Nouvelle publication par l’UNSCEAR
Soutien international
La communauté internationale se mobilise à hauteur de plusieurs millards d’euros pour soutenir la réponse à l’accident de Tchernobyl, au cours de deux périodes distinctes :
1986–1991
- Essentiel du coût porté par l’URSS : ~12-14 milliard $
- Peu d’aide internationale directe hors aide technique et humanitaire (OMS, AIEA)
Post-1991 (effondrement de l’URSS)
- Soutien financier des gouvernements européens
- ~730 million € géré par la BERD
- dédiés à des programmes de sûreté et de soutien industriel (construction d’un nouveau confinement pour le réacteur 4 détruit).
- Soutien global de la communauté internationale
- ~2,15 milliard €
- Création de la World Association of Nuclear Operators (WANO) par et pour les exploitants des installations nucléaires mondiales
- Objectif : mener des missions d’inspection chez les exploitants pour promouvoir un plus grand niveau de sûreté à travers une « pression par les pairs. »
Et qu’est-ce qui nous permet de dire ça ?
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/deroulement-laccident-tchernobyl
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/territoires-contamines-autour-tchernobyl
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/impacts-laccident-europe
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/retombees-tchernobyl-france
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/surete-installations-site-tchernobyl
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/grands-incendies-dans-region-tchernobyl
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/archives-tchernobyl-par-limage-point-vue-sovietique
https://reglementation-controle.asnr.fr/autres-activites/post-accident/retour-d-experience-des-accidents-passes/accident-de-tchernobyl/de-1986-a-1991
https://recherche-expertise.asnr.fr/actualites/effets-sur-ecosystemes-resultant-accidents-tchernobyl-fukushima-etat-connaissances
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/conference-video-accidents-fukushima-daiichi-tchernobyl-points-communs
https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/crise/guerre-ukraine-situation-installations-nucleaires-2022
https://www.unscear.org/unscear/en/publications/2008_2.htm
https://www.unscear.org/unscear/uploads/documents/unscear-reports/UNSCEAR_2012_Report-CORR.pdfl
https://www.unscear.org/unscear/uploads/documents/publications/Chernobyl_WP_2017.pdf
https://www.unscear.org/unscear/en/publications/2020_2021_2.html
https://prositon.cea.fr/drf/prositon/Documents/Prosinfo08.pdf
https://www.cea.fr/Documents/CONSEQUENCES%20SANITAIRES%20DE%20L%E2%80%99ACCIDENT%20DE%20TCHERNOBYL.pdf
https://www.iaea.org/topics/chornobyl
http://inis.iaea.org/records/fc9y2-tp172/files/45071199.pdf?download=1
https://www.iaea.org/publications/7717/chernobyl-looking-back-to-go-forward
https://www.iaea.org/publications/7382/environmental-consequences-of-the-chernobyl-accident-and-their-remediation-twenty-years-of-experience
https://www-pub.iaea.org/MTCD/Publications/PDF/Pub1239_web.pdf
https://www.unocha.org/publications/report/ukraine/human-consequences-chernobyl-nuclear-accident-strategy-recovery
https://www.who.int/publications/m/item/chernobyl-s-legacy-health-environmental-and-socio-economic-impacts-and-recommendations-to-thegovernments-of-belarus-the-russian-federation-and-ukraine
https://www.who.int/activities/mitigating-health-consequences-of-chernobyl/
https://www.who.int/news/item/05-09-2005-chernobyl-the-true-scale-of-the-accident
https://www.who.int/publications/i/item/9241594179
https://www.who.int/docs/default-source/documents/publications/health-effects-of-the-chernobyl-accident.pdf
https://iris.who.int/server/api/core/bitstreams/4f2b54c3-0ba5-452c-945c-e480a390dcf1/content
https://web.archive.org/web/20150921160631/https://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2006/pr168.html
https://www.oecd-nea.org/upload/docs/application/pdf/2022-01/3508-chernobyl_2022-01-05_11-11-9_843.pdf
https://www.ebrd.com/home/what-we-do/focus-areas/nuclear-safety/making-chornobyl-safe.html
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https://remap.jrc.ec.europa.eu/Consent/Advanced.aspx
https://www.sfendocrino.org/thyroide-et-tchernobyl/
https://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/02_2016/AFFAIRE_MAMERE_c._FRANCE.pdf
https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30675-9/fulltext