Fukushima prouve que tous les réacteurs nucléaires sont intrinsèquement dangereux et mal sécurisés

Faux !

En bref

Avant l'accident nucléaire de Fukushima, l’agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise était défaillante et peu indépendante du gouvernement et des industriels de l’énergie. Ces fonctionnaires n’ont pas pu imposer les améliorations, pourtant simples, qu’il fallait à l’exploitant Tepco pour éviter la catastrophe. On ne peut pas extrapoler cette situation aux autres pays qui exploitent des centrales nucléaires.

En détail

Avant l'accident de Fukushima, l’agence de sûreté japonaise, qui faisait partie du ministère de l’économie du pays, n'était pas suffisamment indépendante des exploitants, et trop peu prescriptive vis-à-vis de ces derniers. L'une des premières mesures prises après l'accident a  été de créer une autorité de sûreté nucléaire indépendante du gouvernement, la Nuclear Regulation Authority, ayant le pouvoir de prescription, d'arrêt des réacteurs et d'autorisation de leurs redémarrages. 

L’agence de l'époque n'a pas prescrit à l'exploitant, Tepco, une hauteur de digue protectrice cohérente avec les séismes et tsunamis historiques de la zone de Fukushima (le mur anti-tsunami du site avait une hauteur de 5,7 m tandis que le tsunami de mars 2011 a fait 14m de haut). 

Des rapports officiels et des études académiques ont révélé que Tepco et ses autorités de contrôle ont ignoré cinq avertissements sur les risques d’un tsunami à la centrale de Fukushima Daiichi entre 2000 et l’accident.

Par ailleurs, les dispositifs qui auraient permis de limiter les rejets radioactifs en cas d'accident dans le bâtiment réacteur, et présents à l'époque dans la plupart des réacteurs occidentaux et chinois, n'était pas prescrits non plus, pas plus que les systèmes, pourtant très simples, qui auraient pu empêcher les explosions d’hydrogène observées et le relâchement consécutif d'éléments radioactifs dans l'atmosphère.

Aujourd'hui, l'ensemble des réacteurs concernés dans le monde, avec des mesures adaptées pour chaque type de réacteur, est équipé de ce type de dispositifs. Les réacteurs français étaient, eux, équipés de recombineurs d'hydrogène depuis 2007.

Sources :