On utilise que 30% de l’énergie nucléaire pour faire de l’électricité et on gaspille les 70% restants
Incomplet
La réaction qui a lieu au sein du réacteur nucléaire produit de la chaleur dont environ un tiers seulement est converti en énergie électrique par la centrale. Il est toutefois possible de réutiliser une partie de la chaleur non convertie ; il existe des centrales nucléaires à cogénération couplées à des réseaux de chaleur urbains à côté de la production de l’électricité.
Il y a des milliers d’incidents par an dans les centrales nucléaires
Incomplet
Il y a des incidents chaque année dans le nucléaire français, mais l’immense majorité sont mineurs et classés aux niveaux les plus bas de l'échelle INES. Les incidents graves sont heureusement très rares et les installations nucléaires sont surveillées de près pour garantir la sûreté.
Depuis 2001 et la fermeture de la dernière mine d’uranium sur le sol français, la France importe l’intégralité de l’uranium qu’elle utilise. Elle dispose néanmoins d’un stock stratégique d’uranium naturel représentant 2 ans de production électronucléaire, ainsi qu’un stock d’uranium appauvri pouvant être réenrichi si besoin afin de fournir 7 ans de consommation pour les réacteurs nucléaires français.
La fermeture de réacteurs nucléaires suite à l’accident de Fukushima a ralenti la lutte contre le réchauffement climatique
Vrai
Suite à l’accident nucléaire de Fukushima, de nombreux pays ont fermé des centrales nucléaires sûres et opérationnelles ou ont mis fin à leurs projets de construction, impactant négativement et durablement les efforts mondiaux de lutte contre le réchauffement climatique.
Le projet CIGEO n’est pas correctement dimensionné
Faux
L’ouvrage nécessaire au stockage des déchets de l’inventaire français de référence occupe une surface de 29 km², alors même que la faisabilité géologique du stockage a été démontrée sur une zone de 250 km². Une hausse de la quantité de déchets à stocker ne met pas en péril la faisabilité du projet.
La cuve de l’EPR de Flamanville est défectueuse, c’est une passoire à radiations
Faux
Après la détection d’anomalies dans la cuve de l’EPR de Flamanville, un programme de caractérisation des défauts a été réalisé. À la suite d’analyses approfondies, l'ASN a autorisé son utilisation tout en demandant des contrôles renforcés à EDF et le remplacement au premier arrêt programmé du couvercle de cuve. Tous les documents liés à cette autorisation sont publiés en toute transparence et accessibles à tous.
Le principal danger de Fukushima pour les populations est la contamination radioactive
Faux
Le principal impact sanitaire de l’accident est une conséquence de l’évacuation et de la peur. Il porte sur le bien-être et la santé mentale des populations touchées; qu’un traitement médiatique outrancier, une communication anxiogène des mouvements militants antinucléaires et la stigmatisation par le reste de la population japonaise n’ont fait qu’aggraver.
L’accident de Fukushima est la principale cause des morts et des dégâts du 11 mars 2011
Faux
La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 (le séisme du Tōhoku, suivi du tsunami) est responsable des près de 18 500 morts et disparus directs. Elle a aussi provoqué une cinquantaine d’accidents industriels, qui ont eux-mêmes eu des conséquences sanitaires et environnementales. Le monde n’a pourtant essentiellement retenu que l’accident nucléaire de Fukushima, malgré son bilan sanitaire considérablement inférieur.